Chasse : Les chasseurs « ont un rôle à jouer en matière de police de proximité », estime leur président Willy Schraen

IDEE Willy Schraen va participer la semaine prochaine au Congrès des maires pour leur soumettre l’idée

X. R.
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Les chasseurs pourraient bientôt dresser un PV contre vous.
Les chasseurs pourraient bientôt dresser un PV contre vous. — SICCOLI PATRICK/SIPA

Est-ce une polémique lancée pour en chasser une autre, ou une intention sincère ? Quelques jours après avoir affirmé « j’en ai rien à foutre de réguler », le président de la Fédération nationale des chasseurs Willy Schraen propose, dans les colonnes du Journal du Dimanche, un « partenariat » aux élus locaux afin de lutter « contre la délinquance rurale et environnementale ».

« Je pense que, en matière de police de proximité, les fédérations départementales des chasseurs ont un rôle à jouer pour contribuer à la prévention et à la surveillance des territoires », précise-t-il, alors qu’il participera au Congrès des maires à Paris dans les prochains jours. Il évoque le cas des « agents de développement » de la Fédération, déjà appelés dans certaines communes pour réguler « les espèces nuisibles », qui pourraient « avoir des missions plus larges pour s’occuper des dépôts d’ordure illégaux » ou de la présence d’engins motorisés en forêt. « Il s’agirait de dresser des procès-verbaux et de constater des flagrants délits », explique-t-il.

Sur la polémique liée à sa déclaration en direct sur RMC, où il affirmait « j’en ai rien à foutre de réguler », Willy Schraen a tempéré en expliquant que la chasse constituait avant tout « un moment de partage et de bonheur entre amis » et que les chasseurs n’étaient pas des « machines à tuer » pour qui « la chasse n’est qu’une affaire de régulation », même s’ils servent « l’intérêt général » par leur activité.

« Si demain la chasse était interdite, les animaux se multiplieraient, les risques de collision sur la route augmenteraient, et ça provoquerait la mort de centaines de personnes », justifie-t-il dans le JDD. Il juge ainsi les accidents de chasse « beaucoup trop médiatisés » même s’il les « déplore évidemment », alors qu’un automobiliste est décédé récemment après avoir reçu une balle.