Attaque de policiers à Cannes : Le parquet privilégie la thèse d’un « acte solitaire »

TERRORISME Les enquêteurs de la police judiciaire de Nice n’ont « pas plus révélé d’indice d’une éventuelle affiliation djihadiste »

20 Minutes avec AFP
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Un policier posté devant le commissariat de Cannes, le 8 novembre 2021
Un policier posté devant le commissariat de Cannes, le 8 novembre 2021 — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

L’enquête sur l’agression au couteau d’un équipage de policiers à Cannes par un ressortissant algérien privilégie la thèse d’un « acte solitaire », a annoncé jeudi le parquet de Grasse après la levée des gardes à vue de personnes interpellées appartenant à son entourage. L’exploitation « sommaire » des supports informatiques saisis par la police judiciaire de Nice n’a « pas plus révélé d’indice d’une éventuelle affiliation djihadiste », a ajouté le procureur.

Lundi à 6h30, un Algérien âgé de 37 ans, résidant à Cannes et qui avait transité par l’Italie, a frappé au couteau deux des quatre policiers présents à bord d’un véhicule de police devant le commissariat de Cannes. Ils n’ont pas été blessés, protégés par leurs gilets pare-balles. L’équipage s’apprêtait à partir en patrouille lorsqu’il a été attaqué.

Son pronostic vital n’est plus engagé

« Les gardes à vue dans l’entourage proche de l’auteur présumé ont été levées et conduisent à accréditer la thèse d’un acte solitaire », a indiqué le procureur de la République de Grasse, Damien Savarzeix, dans un communiqué.

Trois personnes de l’entourage de l’agresseur, selon une source policière, avaient été placées en garde à vue, « un colocataire, un logeur et un ex-logeur », selon une autre source. Jeudi, ces gardes à vue avaient toutes été levées. Selon une source proche du dossier, une quatrième personne a été interpellée mardi matin à Châtellerault par la police judiciaire de Limoges et placée en garde à vue.

Le procureur de Grasse a également annoncé jeudi que l’examen psychiatrique du mis en cause a conclu à « son entière responsabilité pénale ». « Le mobile de son geste demeure incertain, l’intéressé évoquant dans sa dernière audition tout à la fois l’emprise d’un esprit malin et la volonté de venger "le prophète" », a-t-il ajouté. L’assaillant, dont le pronostic vital n’est plus engagé, va subir une nouvelle intervention chirurgicale, a encore indiqué le parquet précisant que la procédure reprendra son cours « lorsque son état le permettra ».