Hôpital : Au moins 500 millions d’euros manquent « pour financer le Ségur » en 2021, selon la FHF

SANTE Le « Ségur de la santé » s’est traduit par une augmentation de salaires pour près de 2 millions de personnels des hôpitaux et maisons de retraite pour un total de 10 milliards d’euros par an

20 Minutes avec AFP
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Un brancard dans un hôpital, ici à Nice. (illustration)
Un brancard dans un hôpital, ici à Nice. (illustration) — SYSPEO/SIPA

Le compte n’y est pas encore. Pour financer les hausses de salaires« du Ségur de la santé » en 2021, « il manque à ce stade entre 500 et 700 millions d’euros », a affirmé le président de la Fédération hospitalière de France (FHF)​, Frédéric Valletoux, ce lundi.

Négocié en pleine épidémie de Covid-19, le « Ségur de la santé » s’est traduit par une augmentation générale de salaires et des revalorisations ciblées pour près de 2 millions de personnels des hôpitaux et maisons de retraite, publics et privés, pour un total de 10 milliards d’euros par an.

« Ce sous-financement va s’accroître d’année en année »

« Si rien n’est fait, ce sous-financement va s’accroître d’année en année » et « le risque est grand alors que les déficits se creusent, étouffant paradoxalement les établissements publics », a-t-il ajouté.

Pour éviter cet écueil, il a souhaité que le prochain quinquennat donne lieu à « deux lois de programmation, l’une pour la santé, l’autre pour l’autonomie », afin de définir « un taux d’évolution minimal des financements des hôpitaux publics ».

« Bouchées doubles » sur la formation

La première devrait notamment permettre de pourvoir 25.000 postes vacants de paramédicaux, en mettant « les bouchées doubles » sur la formation : « d’ici à 2025 », Frédéric Valletoux souhaite ouvrir 25 % de places supplémentaires en écoles d’infirmières et près de 50 % pour les aides-soignantes.

La seconde fixerait pour objectif « de recruter 100.000 professionnels d’ici cinq ans » dans le secteur du grand âge, ce qui « représente 4,5 milliards d’euros de dépenses supplémentaires ». Des propositions destinées à animer la campagne présidentielle, alors qu'« à six mois de l’élection, on ne voit clairement aucune vision, aucun grand récit pour le système de santé », a-t-il observé. La FHF entend néanmoins inviter tous les candidats à un débat sur le sujet le 17 mars 2022, « date anniversaire du premier confinement ».