Guerre d’Algérie : Le gouvernement alloue 50 millions d’euros du budget 2022 à la réparation des harkis

FINANCE Au total, le coût maximal de ce droit à réparation a été évalué à 302 millions d’euros durant plusieurs années

M.F avec AFP
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Le 20 septembre 2021, lors d'un discours à la mémoire des harkis, le président Emmanuel Macron avait promis une reconnaissance envers ces soldat algériens ayant combattu pour la France
Le 20 septembre 2021, lors d'un discours à la mémoire des harkis, le président Emmanuel Macron avait promis une reconnaissance envers ces soldat algériens ayant combattu pour la France — Stephane Lemouton -POOL/SIPA

Le 20 septembre dernier, soixante ans après la fin de la guerre d’Algérie, Emmanuel Macron avait promis « reconnaissance et de réparation » envers les harkis. Elle se traduira dans un premier temps par cinquante millions d’euros issus du budget 2022 dédiés à ces soldats algériens engagés dans les forces françaises durant la guerre d’Algérie.

Un projet de loi spécifique est attendu dans l’hémicycle le 18 novembre, mais des mesures budgétaires étaient nécessaires dès à présent « afin de pouvoir mettre en œuvre cette loi dès qu’elle sera votée », selon Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée à la mémoire et aux anciens combattants. Deux amendements ont donc été votés en première lecture à l’Assemblée nationale, le premier dans la soirée du 26 octobre et le second ce vendredi au Palais-Bourbon.

Revalorisation des allocations

L’un des amendements du gouvernement évalue le coût maximal de ce droit à réparation à 302 millions d’euros durant plusieurs années. Les « 50 millions » permettent de financer « le début de la mise en œuvre du projet de loi destiné aux harkis et à leurs familles », selon Geneviève Darrieussecq. Sur cette somme, 2,17 millions doivent servir à une revalorisation des allocations de reconnaissance et viagères.

Dans l’hémicycle, le communiste Jean-Paul Dufrègne s’est dit favorable à cette réparation, même s’il « s’interroge sur le calendrier de cette annonce » d’Emmanuel Macron, à l’approche de la présidentielle. Le LR Julien Aubert a également soutenu l’amendement, tout en réclamant un « calendrier informatif » des réparations « pour 2023 et 2024 ».

Emmanuel Macron n’avait en septembre pas donné d’évaluation du montant global de ce soutien, qui doit s’ajouter aux 40 millions d’euros débloqués en 2018 sur quatre ans dans le cadre du « plan harkis ».