Bouches-du-Rhône : Le département teste sa réactivité face au risque de tsunami

EXERCICE Un tsunami fictif, mais des sirènes d’alerte bien réelles, sont prévus ce jeudi pour appeler la population à se mettre à l’abri

20 Minutes avec AFP
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Les sirènes d'alerte vont retentir, jeudi.
Les sirènes d'alerte vont retentir, jeudi. — GILE Michel/SIPA
  • Jeudi, les sirènes d’alerte vont retentir dans les Bouches-du-Rhône pour un exercice « risque tsunami »
  • Le scénario testé repose sur un séisme de magnitude 7,1 qui surviendrait dans le nord de l’Algérie. Les vagues, pouvant atteindre 1 m, gagneraient les côtes marseillaises en une heure environ.
  • Le littoral compte treize communes d’importance, sur le plan touristique ou industriel.

Marseille s’exerce face à un éventuel tsunami en méditerranée. Face à ce risque rare, mais bien réel, la préfecture des Bouches-du-Rhône organise ce jeudi un exercice « Orsec tsunami » destiné à sensibiliser la population et les industriels à cette éventualité, tout en testant les dispositifs d’alerte.

Le risque de tsunami, mieux connu en outre-mer, « n’est pas un risque habituel dans le département – où l’on est plus accoutumé à parler des risques inondations, des risques de feux de forêts –, en revanche c’est un risque qui est bien réel », a indiqué mercredi Florence Leverino, la directrice de cabinet du préfet de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

« Dès 2018, nous sommes le premier département en France métropolitaine à avoir travaillé sur un plan spécifique tsunami », a-t-elle précisé. Ce centre, installé en région parisienne, surveille depuis 2012 les forts séismes survenant en Méditerranée occidentale et dans l’Atlantique Nord-Est.

Treize communes à fort potentiel touristique ou industriel

« Notre bassin méditerranéen a ceci de spécifique qu’il est beaucoup plus petit et que, donc, les vagues du tsunami le traversent de façon beaucoup plus rapide », complète Pascal Roudil, responsable du Centre national d’alerte aux tsunamis. Ainsi, à partir du déclenchement d’un tremblement de terre dans le nord de l’Algérie, tel qu’il s’en est produit en mai 2003 ou mars 2021 par exemple, les premières vagues atteignent les côtes françaises en environ une heure, selon lui.

Plus que la hauteur des vagues, c’est le courant fort qui est, « en tout cas dans nos régions, une des causes majeures des dégâts et du risque ». Dans les Bouches-du-Rhône, le littoral « compte treize communes d’importance car à fort potentiel touristique pour certaines d’entre elles et industrielles pour d’autres », dont de nombreux sites classés Seveso en raison de leur dangerosité potentielle, rappelle ainsi Christos Sabanis, chargé de la défense et de la sécurité civile auprès de la préfecture.

Tester le fonctionnement de la chaîne d’alerte

Jeudi, c’est un séisme imaginaire de magnitude 7,1, survenant dans le nord de l’Algérie, qui sera censé provoquer des vagues pouvant atteindre jusqu’à plus de 1 m dans certaines zones de la côte méditerranéenne. Un tsunami fictif, mais des sirènes d’alerte bien réelles, qui retentiront pour appeler la population à se mettre à l’abri.

« L’idée est de sensibiliser l’ensemble des acteurs, la population, mais également l’ensemble des exploitants et des industriels, mais c’est aussi de tester le fonctionnement de la chaîne d’alerte, du déclenchement jusqu’à sa levée », détaille Florence Leverino.