Saint-Etienne : Les deux cantinières non vaccinées du CHU vont être réintégrées

REPRISE Les deux agents travaillant dans les cuisines du CHU de Saint-Etienne, suspendus car non vaccinés, vont finalement être « réintégrés dans leurs droits » après un jugement en leur faveur

J. Le. avec AFP
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Les deux employées travaillent aux cuisines du CHU de Saint-Etienne (illustration).
Les deux employées travaillent aux cuisines du CHU de Saint-Etienne (illustration). — Sébastien Ortola/ 20 Minutes
  • Deux femmes travaillant dans les cuisines de l'hôpital Nord du CHU de Saint-Etienne vont être réintégrées à leur poste.
  • Suspendues car non vaccinées, elles avaient été interdites d'accès sur leur lieu de travail mercredi 27 octobre.
  • Elles avaient pourtant reçu un jugement favorable du tribunal leur permettant de reprendre provisoirement leur poste, à l'instar d'un collègue de Roanne.

Plus de traitement de faveur : les deux agents non vaccinés et suspendus de l’hôpital Nord de Saint-Priest-en-Jarez (Loire) vont être réintégrés au même titre que leur collègue, suspendu pour les mêmes raisons, employé au Centre hospitalier de Roanne.

«Le CHU de Saint Etienne et le CH de Roanne ont naturellement pris acte des ordonnances prises par le juge des référés du tribunal administratif de Lyon », indique la direction commune des deux hôpitaux dans un communiqué, ce jeudi, en rappelant s’être pourvu en cassation. « Dans l’attente de ces démarches juridictionnelles, les agents sont réintégrés dans leurs droits à compter de l’ordonnance », ajoute-t-elle.

La date de reprise encore inconnue

Une des deux salariées stéphanoises, Marie-Josée Ribeiro, a indiqué à l’AFP avoir reçu ce jeudi « un courrier recommandé » de son employeur lui annonçant « la levée » de sa suspension prise le 20 septembre. « Je vais donc à nouveau être rémunérée depuis la date du jugement en référé, mais on ne m’indique pas à quelle date je vais reprendre mon poste en cuisine », a-t-elle ajouté.

Elle et sa collègue s’étaient vues refuser l’accès à leur lieu de travail après s’être présentées mercredi 27 octobre, munies d’un pass sanitaire, en présence d’une huissière de justice. Un troisième requérant avait quant à lui été reçu par la direction des ressources humaines de son établissement qui lui avait annoncé « une reprise d’activité lundi prochain », avait précisé l’avocat des trois agents, Me Thomas Bénagès.

Des doutes sur la légalité de la décision

« Le CHU de Saint-Etienne a pris acte de la décision du tribunal et l’applique mais mes clientes de connaissent pas les modalités précises de leur retour à l’emploi », a estimé l’avocat. Ces trois agents estiment ne pas être concernés par l’obligation vaccinale faite au personnel soignant, car ils travaillent au sein des cuisines de leur établissement.

Vendredi 22 octobre, le tribunal administratif de Lyon a suspendu leur sanction et ordonné leur réintégration dans l’attente d’une décision sur le fond compte tenu de la localisation de la cuisine centrale du CHU de Saint-Etienne et du Centre hospitalier de Roanne où ils exercent. Il a considéré être en présence d’éléments « de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige ».