Coronavirus : Contrairement au premier, le deuxième confinement n’a pas eu d’impact négatif sur la natalité

NAISSANCES Les naissances ont augmenté en août et en septembre 2021, par rapport à l'an dernier

M.F avec AFP
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Le deuxième confinement n'a pas eu d'impact négatif sur la natalité, contrairement au premier, a indiqué jeudi l'Insee.
Le deuxième confinement n'a pas eu d'impact négatif sur la natalité, contrairement au premier, a indiqué jeudi l'Insee. — SeppH / Pixabay

Les Français ont eu plus d’envie de bébés durant le deuxième confinement que pendant le premier. Décrété le 29 octobre à minuit, il s’est terminé le 15 décembre. Neuf mois plus tard, l’heure est au bilan, et il est donc positif. L’Insee a indiqué ce jeudi que le nombre de naissances en France a augmenté de 3 % en septembre par rapport à septembre 2020, après une hausse également de +3 % en août.

Cette hausse est d’autant plus notable que chaque année, en raison d’un recul tendanciel de la natalité, il naît généralement moins d’enfants chaque mois d’une année par rapport au même mois de l’année précédente, relève l’Institut de la statistique.

Le premier confinement a conduit à un report des naissances

« Contrairement au premier confinement, il n’y a donc pas eu de chute des naissances neuf mois après le deuxième confinement », relève l’Insee. Le premier confinement (de mi-mars à mi-mai 2020) a eu un impact sur les naissances : -7 % de nouveau-nés en décembre 2020 par rapport à décembre 2019, -13 % en janvier 2021 par rapport à janvier 2020, rappelle l’Insee. Sur les neuf premiers mois de l’année 2021 (janvier-septembre), 2.000 bébés sont nés en moyenne chaque jour, et, selon des données encore provisoires, 2.170 enfants sont nés en moyenne chaque jour en septembre.

« Au total, sur la période de début janvier à fin septembre, les naissances en 2021 sont inférieures de 1 % à celles survenues en 2020 au cours de la même période. C’est finalement une baisse moins forte qu’entre janvier-septembre 2019 et janvier-septembre 2020 », relève l’Insee. « Il semblerait donc que le premier confinement ait conduit à un report des naissances sur mars-avril 2021, mais aussi sur l’été 2021 », relève l’institut.