SNCF : Les syndicats lèvent l’appel à la grève des conducteurs des TGV Atlantique le week-end prochain

TRANSPORTS L’appel à la grève avait été lancé face au « constat d’échec » des négociations menées ces derniers jours avec la direction sur les conditions de travail et les rémunérations

Manon Aublanc
— 
Un TGV en gare Montparnasse (image d'illustration).
Un TGV en gare Montparnasse (image d'illustration). — Thomas SAMSON / AFP

Bonne nouvelle pour les vacanciers. L’appel à la grève des conducteurs des TGV Atlantique le week-end prochain a été levé, ce mercredi, par les syndicats, ont annoncé SUD-Rail et la CFDT-Cheminots.

Cet appel à faire grève de vendredi midi jusqu’à lundi midi a été levé après de nouvelles négociations « jusqu’à tard mardi soir » et une consultation des salariés mercredi, a indiqué Erik Meyer, secrétaire fédéral de SUD-Rail. Après une première grève le week-end dernier, « le préavis est levé par les trois organisations syndicales », a déclaré Thomas Cavel, secrétaire général de la CFDT-Cheminots.

« On n’a pas eu entièrement satisfaction »

Les trois syndicats avaient appelé les conducteurs des TGV Atlantique à la grève pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et rémunérations, un manque d’effectifs et des refus de congés. Leur préavis illimité permettait une grève chaque semaine du vendredi midi au lundi midi. Dans un « relevé de décisions » établi à l’issue des négociations de « conciliation » de mardi, la direction de l’Établissement Traction TGV Atlantique souligne que « la validité » de ses propositions « repose » sur la levée « des préavis dès mercredi » pour « garantir le plan de transport » prévu « sur les week-ends à venir ».

Lors des dernières négociations, « on n’a pas eu entièrement satisfaction », mais « dans l’ensemble, on est plutôt satisfait », a résumé Erik Meyer. « La lutte, la mobilisation des salariés paient », s’est-il félicité. « On avait posé les problèmes depuis longtemps », a souligné Thomas Cavel. Le week-end dernier, « ce n’était pas une grève surprise. On regrette qu’il ait fallu passer par un conflit. Côté CFDT, on a tenu sur nos deux fondamentaux : qualité de vie au travail et rémunérations », a-t-il relevé. « On a obtenu des avancées » sur ces deux points, « notamment sur le maintien des effectifs et des parcours professionnels », a-t-il ajouté.

Des nouvelles discussions le 17 novembre

Les syndicats ont obtenu de la direction l'« engagement » d'« améliorer la qualité des journées » de travail des conducteurs marquées par une « forte amplitude », avec des heures de trajet en train sans conduite – et donc sans primes de conduite –, afin de rendre les journées « moins longues et moins pénibles », a détaillé Erik Meyer. La direction a aussi accepté de conserver les « parcours professionnels avec le maintien » du nombre de conducteurs « autorisés sur TGV », alors que l’entreprise « voulait en supprimer des dizaines », ce qui aurait « ralenti l’évolution professionnelle » des conducteurs, a-t-il expliqué.

En outre, une prime de 1.200 euros pour les conducteurs et une prime de 800 euros pour les autres personnels de l’Établissement Traction TGV Atlantique seront versées « en décembre », selon Erik Meyer. De nouvelles discussions sur la rémunération de l’ensemble des conducteurs de TGV sont prévues « le 17 novembre » lors de négociations annuelles obligatoires (NAO), a-t-il précisé. La semaine dernière, la grève des conducteurs de l’Axe Atlantique avait entraîné la suppression par la SNCF d’un TGV Atlantique sur dix le vendredi, de deux sur dix le samedi et d’un sur trois le dimanche. Lundi, le trafic avait été quasi normal.