Violences faites aux femmes: Le Vaucluse teste le dépôt de plainte « hors les murs »

DISPOSITIF Les policiers ont dénoncé des moyens insuffisants pour mettre en place cette mesure

20 Minutes avec agence
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Le jeune suspect a été placé en garde à vue par la police de Provins. (Illustration)
Le jeune suspect a été placé en garde à vue par la police de Provins. (Illustration) — E. Frisullo / 20 Minutes

Le ministère de l’Intérieur appelle policiers et gendarmes à une meilleure prise en charge des femmes victimes de violences. Pour aborder le sujet, Gérald Darmanin était en déplacement à Avignon (Vaucluse), ce jeudi. Il a annoncé une expérimentation qui aura lieu dans quatre départements, dont le Vaucluse.

« Il est évident que les plaintes doivent être prises à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit », a indiqué le ministre de l’Intérieur. Il a demandé aux policiers de recueillir des plaintes « hors les murs pas forcément au domicile de la victime, surtout dans le cadre de violences conjugales, mais dans un lieu défini à l’avance avec elle », comme l’a indiqué une porte-parole de la police nationale à nos confrères.

Un procédé déjà existant

Le dispositif n’est pas inédit, car il est déjà utilisé pour aller recueillir des plaintes chez des personnes âgées, ou hospitalisées, rapporte La Provence. Cette pratique, qui était jusqu’ici exceptionnelle, doit être étendue aux femmes victimes de violences dans les prochains jours, dans les quatre départements « test ».

De nombreux fonctionnaires se sont montrés critiques envers la mesure. Ils ont souligné le manque de moyens des policiers, en termes d’effectif et de matériel. La durée de l’expérimentation reste pour l’instant inconnue.