Revenu d'engagement : Syndicats et associations appellent Emmanuel Macron à aller au bout du projet

SOCIAL La mesure devait entrer en vigueur à la rentrée, mais le gouvernement n’évoque plus le sujet

20 Minutes avec AFP
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La secrétaire d’État Sarah El Haïry, chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, est en charge du dossier.
La secrétaire d’État Sarah El Haïry, chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, est en charge du dossier. — Romuald Meigneux / Sipa

« M. le président de la République, pour les jeunes, allez au bout de votre engagement ! » écrivent vingt organisations, dont la CFDT, l’Unef, ATD Quart Monde ou encore Emmaüs France et la Fondation Abbé Pierre, dans une lettre ouverte publiée lundi. Et justement, ce courrier concerne… le revenu d’engagement, proposé par Emmanuel Macron et qui devait être mis en place pour la rentrée.

S’inspirant de la Garantie jeunes, un parcours intensif d’accompagnement individuel et collectif au succès reconnu, ce projet devait conditionner le versement d’un revenu de 500 euros à un engagement d’un jeune de 16 à 25 ans sans emploi ni formation. « Nous sommes inquiets », indiquent les signataires de la lettre ouverte. « Pourtant dès le début, nos organisations ont soutenu l’idée d’une réponse pour tous les jeunes sans soutien familial qui connaissent des situations de pauvreté. »

« Un impensé de notre système de solidarité intergénérationnelle »

« La crise sanitaire et sociale a mis une nouvelle fois en lumière un impensé de notre système de solidarité intergénérationnelle et un angle mort de nos politiques publiques : la situation des jeunes de moins de 25 ans en précarité », ajoutent-ils. « Les files d’attente devant les lieux de distributions alimentaires comme les aides d’urgences déployées par les associations ont montré combien la situation était désastreuse ».

« Même si la situation économique est meilleure qu’attendue, nous sommes revenus à la situation d’avant la crise. Un jeune sur 5 vit toujours en dessous du seuil de pauvreté et nombre d’entre eux rencontrent d’importantes difficultés pour obtenir un emploi stable », insistent les auteurs de la lettre, plaidant que « nous n’avons plus le temps de tergiverser ».