Toulouse : La préfecture déclenche la procédure d’expulsion de la maison squattée d’un homme de 84 ans

SQUAT Une mobilisation s’est organisée autour de la maison de Georges, un homme de 84 ans, squattée pour la troisième fois

B.C.
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La maison squattée de la route de Launaguet, à Toulouse.
La maison squattée de la route de Launaguet, à Toulouse. — Google Maps

C’est la troisième fois en deux ans que la maison de Georges, un Toulousain de 84 ans, est squattée par plusieurs personnes. Ces dernières se sont installées le 19 octobre après avoir changé les cadenas et le nom sur la boîte aux lettres de cette bâtisse située route de Launaguet, au nord de la Ville rose.

C’est un voisin qui a prévenu le propriétaire et sa fille, Marie-Ange, prétendante malheureuse cette saison de L'Amour est dans le pré. Depuis, elle a lancé un appel à la mobilisation sur les réseaux sociaux. Une maison qui était en passe d’être vendue et dont l’occupation illégale menaçait de faire casser la transaction selon ses propriétaires.

De nombreux soutiens

Après la médiatisation de l’affaire, de nombreux riverains et soutiens se sont rendus hier soir devant la maison afin de mettre la pression sur les squatteurs. Comme cela avait déjà été le cas en février, pour soutenir Roland, un retraité de 88 ans, dont la maison était squattée alors qu’il voulait la vendre pour aller vivre avec sa femme en Ehpad.

Face à la mobilisation, de riverains mais aussi d’élus, Etienne Guyot, le préfet, saisi par la famille, a déclenché la procédure d’expulsion accélérée pouvant conduire si nécessaire à l’évacuation des lieux, par décision administrative telle que prévu par la loi, indique un communiqué des services de l’Etat. Cette procédure accélérée d’expulsion est une nouvelle disposition votée l’an dernier et qui permet au représentant de l’Etat de faire appel aux forces de l’ordre pour une mesure d’expulsion, que ce soit d’une résidence principale ou secondaire.