Covid-19: La France face à la hausse des contaminations de l'automne

EPIDEMIE La vaccination, à la différence de l'automne dernier, devrait permettre d'endiguer une flambée de l'épidémie, explique Arnaud Fontanet dans Le Journal du Dimanche

A.Le G.
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L'épidémiologiste Arnaud Fontanet.
L'épidémiologiste Arnaud Fontanet. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Avec près de 5000 cas de contaminations par jour, la France n’est pas dans une situation épidémique grave mais modérée. Mais cette reprise, Arnaud Fontanet, professeur à l’Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique, l’avait prévue. A la différence de l’automne dernier néanmoins, les vaccins, boucliers anti-Covid-19 devraient, selon l’épidémiologiste, nous permettre de passer un meilleur hiver qu’en 2020-2021, considère-t-il dans Le Journal du Dimanche.

Une tendance plus nette en France d'ici 2 ou 3 semaines

« En revanche, la Russie et l’Europe de l’Est [comme la Bulgarie] sont confrontées à une vague violente et le Royaume-Uni, coincé depuis juillet sur un plateau élevé, connaît une forte poussée. Seuls l’Italie, l’Espagne et le Portugal semblent pour l’instant épargnés », précise Arnaud Fontanet dans le Journal du Dimanche. En France, « la tendance sera plus nette dans deux ou trois semaines car le changement de nos pratiques de test brouille le tableau », explique aussi Arnaud Fontanet.

Dans les mois qui viennent, la question qui se posera, selon l’épidémiologiste, sera celle de la capacité du bouclier vaccinal à freiner le rebond sur les formes graves de la maladie. A ce titre, l’exemple du Royaume-Uni, où la vaccination a démarré deux mois avant la France, est frappant : « presque toutes les mesures de contrôle y ont été supprimées, on atteint cette semaine 50.000 contaminations et 10.000 hospitalisations quotidiennes ».