Waze, Coyote, TomTom : Les signalements de certains contrôles de police bloqués à partir du 1er novembre

CONDUITE Ils ne seront plus diffusés à la communauté pendant une durée et sur un périmètre précis

20 Minutes avec agence
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Un contrôle de la police nationale à Toulouse. (Illustration).
Un contrôle de la police nationale à Toulouse. (Illustration). — Fred Scheiber / SIPA

Dès le 1er novembre prochain il ne sera plus possible de signaler la présence des forces de l’ordre sur certaines applications d’aide à la conduite, type Waze ou Coyote. Cela intervient après la publication d’un décret publié au Journal officiel, le 19 avril dernier. Mais cette interdiction ne concerne pas tous les signalements et n’est pas continue, rapporte BFMTV.

Elle ne pourra être mise en place que sur décision du préfet ou du ministère de l’Intérieur. Ainsi, il ne sera plus possible de faire de signalement sur une « zone blanche », pendant une courte durée. Cela concerne les contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants mais également les recherches, dans le cadre d’attaque terroriste ou d’enlèvement.

Un périmètre et un temps limité

Toutes les routes ne sont pas concernées par le dispositif. Seules les routes départementales et communales, pendant deux heures maximum pour les contrôles d’alcool et de stupéfiants ; et douze heures pour les enlèvements et attaques terroristes, sont ciblées. Cette zone blanche pourra être de 2 km en agglomération et jusqu’à 10 km hors agglomération.

Mais ce qui va surtout changer, c’est que les automobilistes ne seront pas avertis de la mise en place de ces zones blanches. Ainsi, ils pourront toujours effectuer des signalements sur les applications, mais cela ne sera pas visible par les autres utilisateurs. En effectuant de tels signalements, les automobilistes ne risquent pas de sanction, a rappelé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué du 22 avril.

La crainte des associations

Selon certaines associations, cette nouvelle mesure pourrait poser un problème de sécurité car elle inciterait « certains automobilistes à contourner ce type de plateformes pour aller vers de nouvelles plateformes qu’on ne contrôle pas », explique le délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes.

« On risque d’avoir des usagers qui pianotent sur leurs téléphones pour avertir d’autres usagers, cela va rendre le système extrêmement dangereux sur la route », redoute-t-il.