Agen : Après la liquidation judiciaire de l’école de pilotes Airways College, son ex-PDG mis en examen

JUSTICE Quelque 250 élèves, qui avaient déboursé en moyenne 100.000 euros pour accéder à cette formation, avaient lancé un appel à l’aide au ministre des Transports quand l’école avait été placée en liquidation judiciaire

20 Minutes avec AFP
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Cockpit de Boeing 787
Cockpit de Boeing 787 — Marina Lystseva/TASS/Sipa USA/SIPA

Il n’y avait plus de pilote dans l’avion… L’ancien président-directeur général de l’école de pilotage privée Airways College basée à Agen (Lot-et-Garonne), qui avait été placée en liquidation judiciaire en avril, a été mis en examen pour « banqueroute, abus de biens sociaux et escroquerie », a-t-on appris vendredi auprès du parquet.

Jérôme Binachon a été interpellé mardi sur la commune de Marçay, près de Chinon (Indre-et-Loire), où il résidait, et présenté jeudi à un juge d’instruction, selon cette même source, confirmant une information du journal Sud Ouest. L’ancien patron a été placé sous contrôle judiciaire et l’enquête confiée à la section de recherche de Bordeaux.

Le « train de vie » de certains membres de la direction pointé du doigt

Il dirigeait cette structure de formation depuis 2012 jusqu’à sa mise en liquidation judiciaire en avril 2021. Selon le jugement de mise en liquidation, Airways College affichait un passif de 17 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de cinq millions d’euros. En juillet dernier, le tribunal de commerce d’Agen avait ensuite accordé à la société Paris Flight Training la reprise de l’établissement privé, qui compte trois autres sites (Cholet, Nîmes et Melun).

Quelque 250 élèves, qui avaient déboursé en moyenne 100.000 euros pour accéder à cette formation, avaient lancé un appel à l’aide au ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari.

Certains étudiants et salariés avaient imputé cette faillite au « train de vie » d’une poignée de membres de la direction, évoquant « des voitures de fonction devenues des Tesla », des « déplacements en jets privés » et des « vacances en famille camouflées en déplacements professionnels ».