Pénurie de médicaments : Les députés renforcent les sanctions contre les grossistes

ABUS Le texte vise surtout de nouveaux acteurs sur le marché qui provoquent des pénuries à force de trop exporter

20 Minutes avec AFP
— 
Tous les médicaments commandés n'arrivent pas dans les centres de soin.
Tous les médicaments commandés n'arrivent pas dans les centres de soin. — JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Les mauvais « grossistes répartiteurs », aussi appelés « short-liners », sont dans le viseur de l’Assemblée. Dans le cadre du vote de loi de finances de la Sécurité sociale, la députée LREM Audrey Dufeu-Schubert a déposé un amendement visant à réprimer certaines pratiques.

« Ils ont une politique d’acheter des médicaments peu chers en France et faire beaucoup d’ exports pour pouvoir bénéficier de marges importantes », explique-t-elle. Or, ces grossistes ne « respectent pas leurs permanences sur les 24 heures où ils sont amenés à livrer des établissements en difficulté parfois. Dans l’accès aux médicaments, cela provoque des pénuries ».

L’amendement, voté, renforce la sanction en cas de récidive pour la porter jusqu’à un maximum de 10 % du chiffre d’affaires annuel des entreprises sanctionnées. Le montant perçu est fléché vers l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour renforcer ses missions de contrôle.

Le texte a reçu un soutien global, en particulier de la part du gouvernement. Mais le député LR Thibault Bazin appelle tout de même à ne pas « généraliser », rappelant que « la plupart des grossistes répartiteurs qui font leur boulot historiquement en France ne sont pas concernés » et que le problème vient surtout de nouveaux acteurs. Il demande ainsi à ce que ces derniers soient davantage suivis.