Ultradroite : Rémy Daillet placé en garde à vue pour des projets de coup d'Etat et d'attentats

ARRESTATION Rémy Daillet, 54 ans, est soupçonné d’être « le cerveau » d’un groupe projetant des actions violentes

20 Minutes avec AFP
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Rémy Daillet
Rémy Daillet — PARA STEPHANIE/SIPA

Figure des milieux complotistes, Rémy Daillet a été placé en garde à vue mardi ainsi que sa secrétaire pour des projets de coups d’Etat et d’actions violentes, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier confirmant une information du Parisien.

Soupçonné d’avoir organisé l’enlèvement au printemps de la petite Mia, Rémy Daillet a été extrait de sa cellule mardi pour être placé en garde à vue, cette fois pour des « projets de coups d’Etat et d’autres actions violentes » dont un attentat contre une loge maçonnique de l’Est de la France, a-t-on précisé de source proche du dossier. Sa secrétaire, Ginette M. a été également interpellée mardi et placée en garde à vue, a-t-on ajouté de même source. Tous deux étaient interrogés dans les locaux de la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure).

Groupuscule « Honneur et nation »

Rémy Daillet, 54 ans, est soupçonné d’être « le cerveau » d’un groupe projetant des actions violentes, selon des sources proches du dossier. Depuis le mois de mai, douze personnes appartenant à l’ultradroite ont été mises en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » pour des projets d’actions violentes.
Parmi ces suspects, certains sont soupçonnés d’appartenir au groupuscule « Honneur et nation » qui projetait d’attaquer une loge maçonnique dans l’Est de la France.
Les investigations des juges antiterroristes, confiées à la DGSI, se sont ensuite orientées vers des proches de Rémy Daillet.
 
Le 8 octobre, quatre hommes âgés de 43 à 69 ans, dont deux militaires, habitant dans les Hautes-Pyrénées, la Meuse et les Hauts-de-Seine notamment, ont été mis en examen. Convaincus qu'« Emmanuel Macron est au service de l’argent et qu’il faut en finir avec le grand capital », ces hommes avaient « l’idée d’un coup d’État, d’un renversement du gouvernement français », avait relaté à l’AFP une source proche du dossier.

« L’idée d’un renversement »

« L’opposant politique Rémy Daillet n’a strictement aucun lien ni avec le groupuscule ''Honneur et nation'' ni avec les projets d’attentats que l’on prête à ses membres dont il n’a pas connaissance », a réagi dans un communiqué son avocat, Me Jean-Christophe Basson-Larbi. « Aucun élément objectif ne démontre son implication » dans les différents projets, selon l’avocat.
Parmi les cibles des mis en cause figuraient entre autres des antennes 5G, des centres de vaccination, des journalistes et des personnalités, avaient détaillé deux sources proches de l’enquête. Parmi les quatre suspects arrêtés début octobre, deux sont également poursuivis dans l’affaire de l’enlèvement de la petite Mia.
Installé en Malaisie, Rémy Daillet ignorait « l’existence de ce mouvement et de ses activités, sans lien avec son organisation politique », assure son avocat. Il avait été arrêté fin mai avec sa compagne et leurs trois enfants puis expulsés par les autorités malaisiennes en raison de leurs visas expirés.