Saint-Etienne : Militants de l’ultradroite, ils cachaient un véritable arsenal de guerre

PERQUISITION Soupçonnés de préparer un attentat, deux hommes et une femme ont été interpellés et mis en examen pour acquisition et détention illégale d’armes

C.G.
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Des munitions (illustration).
Des munitions (illustration). — Pixabay

Un pistolet-mitrailleur, un fusil d’assaut, deux fusils, trois grenades… Des armes de catégorie A, B et C dont certaines « approvisionnées » et « prêtes à un emploi immédiat » ont été découvertes dans le département de la Loire, au cours de plusieurs perquisitions, lundi, chez des militants de la mouvance «  ultra-droite survivaliste ».

L’opération a été menée en lien avec le parquet antiterroriste de Paris, apprend-on ce jeudi auprès du parquet de Saint-Etienne. « Un important dispositif de policiers a été mobilisé », indique David Charmatz, le procureur de la République. La PJ de Saint-Etienne a d’ailleurs été épaulée par le groupe de lutte antiterroriste de Lyon, le RAID mais aussi la BRI.

Des suspects au casier judiciaire vierge

Les renseignements ciblaient trois individus : une femme de 49 ans et deux hommes, âgés de 22 et 32 ans, résidant à Saint-Etienne, au Bessat et à Saint-Genest-Malifaux. Leurs domiciles ainsi qu’un commerce dans lequel ils travaillaient, ont été perquisitionnés. 2.500 munitions ont été saisies au domicile de la femme.

En l’absence d’éléments « pouvant caractériser un projet d’attentat », le parquet de Saint-Etienne a été saisi de l’affaire. A l’issue de leur garde à vue qui s’est achevée mercredi, les trois suspects, aux casiers judiciaires vierges, ont été mis en examen pour acquisition illégale et détention non autorisée d’armes. L’homme âgé de 32 ans, considéré comme le leader, a été placé en détention provisoire. Les deux autres sont sous contrôle judiciaire.