Magnanville : Le projet de construction d’une prison ne passe pas auprès des habitants

CONTESTATION Le maire a affirmé ne pas avoir donné son feu vert mais son « sens de l'intérêt général » a été salué par le ministère de la Justice

20 Minutes avec agence
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Des riverains redoutent des problèmes d'incivilité et d'insécurité autour de la prison.
Des riverains redoutent des problèmes d'incivilité et d'insécurité autour de la prison. — BEAUFILS/SIPA

À Magnanville (Yvelines) la possible installation d’un centre pénitentiaire fait débat. Ce dernier pourrait accueillir 700 détenus et s’inscrit dans le plan de construction de 15.000 places de prison en dix ans promis par l’ancienne ministre de la Justice Nicole Belloubet en 2018. Le projet est désormais soutenu par le garde des sceaux, Eric Dupont Moretti, rapporte Les Échos.

La population le juge cependant difficile à comprendre. Nombre d’habitants rappellent que la ville avait été touchée par un attentat en 2016, avec un couple de policiers assassiné à son domicile. Les opposants craignent « des problèmes d’incivilité et d’insécurité », ainsi qu’une baisse de la cote immobilière de la commune. Une pétition en ligne a déjà recueilli environ 2.800 signatures.

Crainte des habitants

Le ministère de la Justice a publié le 30 septembre un communiqué indiquant que le maire de Magnanville Michel Lebouc (DVG) comprend « les enjeux nécessitant la construction » de la prison et saluant « le sens de l’intérêt général » de l’édile et des autres élus. Le message a déclenché une vive réaction des opposants.

Le maire a de son côté assuré ne pas avoir donné son accord. Après une réunion avec les services du ministère et la préfecture, il a obtenu un rendez-vous avec Eric Dupond-Moretti le 1er octobre dernier et lui aurait fait part de son mécontentement.