Coronavirus : La défenseure des droits s'« inquiète » du déremboursement des tests

PASS SANITAIRE Depuis le 15 octobre les tests de dépistage du coronavirus dits « de conforts » ne sont plus remboursés pour inciter à la vaccination

20 Minutes avec AFP
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La Défenseure des Droits, Claire Hédon.
La Défenseure des Droits, Claire Hédon. — LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

La défenseure des droits, Claire Hédon, s’est dite ce mercredi « préoccupée » par la fin du remboursement des tests de dépistage du Covid-19. Selon elle, « cette décision modifie profondément l’équilibre sur lequel reposait le dispositif prévu par la loi et pourrait s’apparenter à une obligation vaccinale déguisée ». Depuis le 15 octobre, les tests ne sont plus remboursés pour les gens qui ne sont pas complètement vaccinés, sauf exception (prescription médicale, cas contact, test positif récent, contre-indication au vaccin).

Annoncée en juillet, cette mesure vise à pousser les réticents vers la vaccination, tout en évitant des dépenses pour l’Assurance maladie : le coût des tests va en effet s’envoler à 6,2 milliards cette année, après 2,2 milliards en 2020. Claire Hédon juge que « cette disposition, qui touchera en particulier les personnes les plus vulnérables, présente un risque discriminatoire », en rendant plus difficile « le dépistage des personnes éloignées du système de santé », ainsi que « des populations précaires et/ou isolées ».

« Le risque de mesures d’exceptions qui s’inscrivent dans la durée »

En outre, au lendemain du début de l’examen à l’Assemblée nationale d’un nouveau projet de loi sur la crise du Covid, Claire Hédon pointe « le risque que des mesures d’exception s’inscrivent dans la durée ». Ce projet de loi prévoit la possibilité de recourir au pass sanitaire jusqu’au 31 juillet, un délai contesté par l’ensemble des oppositions.

Le défenseur des droits est une institution indépendante de l’État, créée il y a dix ans, qui assume deux missions : défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés et permettre l’égalité de tous et toutes dans l’accès aux droits. Claire Hédon occupe ce poste depuis juillet 2020.