Taxe foncière : Une hausse moyenne de 27,9 % depuis dix ans, plus lourde dans les villes étudiantes

FISCALITE L’Union nationale des propriétaires immobiliers point l’effet de la taxe sur l’enlèvement des ordures ménagères et de la fin de la taxe d’habitation

X. R.
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A Orléans, la taxe foncière a augmenté de 9% cette année.
A Orléans, la taxe foncière a augmenté de 9% cette année. — LOIC VENANCE / AFP

Il ne fait pas bon être propriétaire bailleur à Nantes ou à Angers. Dans les deux villes de l’ouest de la France, la taxe foncière a progressé de plus de 30 % ces dix dernières années, au point d’arriver en tête des villes où la contribution est la plus élevée. Mais cette situation n’est pas propre aux cités de la Loire. Selon l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), la taxe foncière a augmenté de 27,9 % entre 2010 et 2020 à l’échelle nationale. Une hausse due autant à la revalorisation nationale des bases locatives, décidées chaque année par le Parlement dans la loi de finances (+ 6,1 % sur 5 ans et + 14,2 % en dix ans), qu’à des hausses locales, décidées par les élus qui cherchent bien souvent à compenser la fin de la taxe d'habitation.

C’est notamment le cas dans les villes étudiantes, où la taxe foncière devient alors l’un des seuls moyens de financer la commune, comme… Nantes (+37,5 %) et Angers (+33,28 %) ou Lille (+35,96 %). Ainsi, aux taux cumulés de taxe foncière, la cité angevine détient la tête du classement avec 56,42 %. Juste devant Amiens et Grenoble, où « 3,5 mois de loyers partent ainsi en taxe foncière », selon le directeur général de l’UNPI Pierre Hautus, alors que la moyenne nationale est de 2,3 mois.

Cette flambée semble se calmer cette année, avec une progression de 1 % dans les 50 villes les plus peuplées. Mais les propriétaires voient aussi grimper les taxes satellites, notamment l’onéreuse taxe d’enlèvement des ordures ménagères (Teom). Ajoutez à cela la taxe spéciale d’équipement, la taxe Gemapi et des taxes spécifiques en Ile-de-France…