Montpellier : Une marche blanche à vélo pour dénoncer des pistes cyclables trop dangereuses

DEUX ROUES Des associations ont rendu hommage au cycliste, fauché par une voiture, en réclamant davantage de protection pour les usagers à deux roues

Jérôme Diesnis
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Un vélo blanc a été attaché à un poteau, à proximité de l'endroit où le cycliste a été fauché au mois d'août.
Un vélo blanc a été attaché à un poteau, à proximité de l'endroit où le cycliste a été fauché au mois d'août. — vélocité

Au mois d’août, Jean-Paul, âgé de 70 ans, était fauché par une voiture sur la route reliant les villages de Clapiers à Prades-le-Lez, dans l'Hérault. Il était décédé quelques jours plus tard de ses blessures. Cycliste depuis ses 17 ans, il empruntait régulièrement cet axe en périphérie de Montpellier fréquenté quotidiennement par 13.000 véhicules, selon les chiffres de la Ligue contre la violence routière.

Au cours du week-end, une cinquantaine de membres de l’association vélocités et de la ligue lui ont rendu hommage lors d’une « marche blanche » à vélo. Symboliquement, un vélo blanc a été attaché à un poteau électrique à proximité de l’endroit où Jean-Paul a été victime de cet accident.

« Il faut séparer la piste cyclable de la route »

Tout en lui rendant hommage, les associations souhaitaient aussi dénoncer les pistes cyclables souvent jugées inadaptées et dangereuses. « Une bande de peinture au sol ne protège en rien, regrette Nicolas Gou, président de la ligue contre la violence routière dans l’Hérault. Il faut séparer la bande cyclable de la route ou aménager une vraie piste séparée de la chaussée ».