Les cinq infos dans le retro : Hommages à Samuel Paty, « crimes inexcusables pour la République » et retour des « gilets jaunes »

ACTU Vous n’avez pas eu le temps de nous lire ce week-end ? Voici notre séance de rattrapage en cinq points

20 Minutes avec AFP
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Triste record de décès liés au coronavirus en Russie.
Triste record de décès liés au coronavirus en Russie. — Dimitar DILKOFF / AFP

Vous avez profité de votre week-end ensoleillé pour vous déconnecter ? C’est le moment de vous plonger dans notre résumé de l’actu immanquable de ces deux derniers jours.

1. Hommage à Samuel Paty dans sa ville, son collège et à l’Elysée

Les habitants d'Eragny-sur-Oise rendent hommage à Samuel Paty ce samedi 16 octobre 2021.
Les habitants d'Eragny-sur-Oise rendent hommage à Samuel Paty ce samedi 16 octobre 2021. - Alain JOCARD / AFP

Main dans la main ou se tenant par les épaules, les anciens collègues de Samuel Paty lui ont rendu un hommage poignant ce samedi au sein du collège où il enseignait, en région parisienne, un an jour pour jour après son assassinat pour avoir montré en classe des caricatures de Mahomet.

Des cérémonies en mémoire du professeur d’histoire-géographie, poignardé et décapité en pleine rue l’après-midi du 16 octobre 2020, se sont succédé toute la journée, dans le Val-d'Oise où il vivait, dans les Yvelines où il travaillait et à Paris où sa famille a été reçue à l’Élysée.

Un montage d’images des différents rassemblements a été publié en début de soirée sur le compte Twitter du président Emmanuel Macron. On y entend le chef de l’Etat dire « nous continuerons, professeur, ce combat pour la liberté et pour la raison dont vous êtes désormais le visage ». Un square situé face à la Sorbonne a été rebaptisé square Samuel-Paty dans la soirée au son de One, la chanson de U2 appréciée de l’enseignant.

L’info en plus : Le point sur l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty, un an après

2. Macron dénonce des « crimes inexcusables pour la République » à l’occasion des 60 ans du massacre d’Algériens le 17 octobre 1961 à Paris

Emmanuel Macron lors d'une cérémonie officielle pour les 60 ans du massacre d'Algériens le 17 octobre 1961 à Paris, le 16 octobre 2021 à Colombes.
Emmanuel Macron lors d'une cérémonie officielle pour les 60 ans du massacre d'Algériens le 17 octobre 1961 à Paris, le 16 octobre 2021 à Colombes. - Rafael Yaghobzadeh/AP/SIPA

Emmanuel Macron a dénoncé samedi des «crimes inexcusables pour la République», à l’occasion d’une cérémonie officielle pour les 60 ans du massacre d’Algériens le 17 octobre 1961 à Paris. Allant ainsi plus loin que la « sanglante répression » admise par François Hollande en 2012 et en reconnaissant pour la première fois un bilan bien plus lourd que le bilan officiellement admis, mais ce n’est pas assez pour certains.

Face à des proches de victimes parfois en larmes, le chef de l’Etat a participé – geste inédit pour un président français – à un hommage sur les berges de la Seine, à la hauteur du pont de Bezons, emprunté il y a 60 ans par les manifestants algériens qui arrivaient du bidonville voisin de Nanterre à l’appel de la branche du Front de libération nationale (FLN) installée en France.

« Près de 12.000 Algériens furent arrêtés et transférés dans des centres de tri au stade de Coubertin, au Palais des sports et dans d’autres lieux. Outre de nombreux blessés, plusieurs dizaines furent tués, leurs corps jetés dans la Seine », a reconnu samedi pour la première fois la présidence française. Le bilan officiel ne dénombrait jusqu’à présent que trois victimes.

Quelques centaines de manifestants se sont élancées ce dimanche après-midi dans les rues de Paris, en scandant « 17 octobre 1961, crime d’État », soixante ans jour pour jour après le massacre d’Algériens venus manifester pacifiquement dans la capitale contre un couvre-feu. Derrière la banderole « pour la reconnaissance d’un crime d’État », le cortège est parti du IIe arrondissement de Paris vers le Pont Saint-Michel (VIe arr.), situé à deux pas de la préfecture de police, qui avait organisé, le 17 octobre 1961, la répression de la manifestation des Algériens.

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a déposé une gerbe de fleurs près de la Seine, dimanche matin. Premier préfet de police de Paris à rendre hommage aux victimes, il n’a pas pris la parole et n’est resté que quelques minutes sur place.

L’info en plus : Notre interview de l’historien Fabrice Riceputi, auteur d’Ici on noya les Algériens. La bataille de Jean-Luc Einaudi pour la reconnaissance du massacre policier et raciste du 17 octobre 1961.

3. Timide retour samedi de « gilets jaunes » sur les ronds-points

Manifestation de
Manifestation de - FRANCOIS GREUEZ/SIPA

Des «gilets jaunes» ont tenté un retour sur les ronds-point dans divers endroits en France pour protester contre la hausse des prix de l’énergie et la baisse du pouvoir d’achat, mais sont demeurés très peu nombreux.

A Châlons-en-Champagne, Toulouse, Villeurbanne ou encore aux Herbiers (Vendée), ils n’étaient que quelques-uns et se sont rapidement dispersés. Mais 700 personnes ont défilé à Pau et 270 ont été dénombrées dans une manifestation à Caen.

4. L’homme soupçonné d’avoir assassiné un député britannique avait suivi un programme de déradicalisation

Le suspect du meurtre du député britannique David Amess, un acte qualifié de terroriste par la police, avait été orienté vers le programme national de lutte contre la radicalisation, mais ne l’a pas suivi longtemps, selon des médias britanniques.

L’enquête révèle « une motivation potentielle liée à l’extrémisme islamiste », selon la police qui effectue des perquisitions à trois adresses dans la région de Londres.

L’homme de 25 ans serait un ressortissant britannique d’origine somalienne nommé Ali Harbi Ali.

5. Nouveau record de contaminations au Covid-19 sur 24 heures en Russie

Triste record de décès liés au coronavirus en Russie.
Triste record de décès liés au coronavirus en Russie. - Dimitar DILKOFF / AFP

La Russie a enregistré un nouveau record de contaminations au coronaviru ces dernières 24 heures pour le quatrième jour consécutif, signe d’une épidémie en pleine explosion sur fond de vaccination poussive et de restrictions sanitaires limitées.

Selon le décompte officiel du gouvernement, 34.303 contaminations ont été recensées en 24 heures, un record depuis le début de la pandémie, et 997 morts.

La veille, le pays avait passé pour la première fois la barre symbolique du millier de morts quotidiens dus au Covid-19 avec 1.002 décès. La Russie est le pays le plus durement touché en Europe par le coronavirus. Le Kremlin, soucieux de préserver l’économie, s’est refusé à tout confinement à l’échelle nationale.