Hubert Germain, le dernier compagnon de la Libération, est mort à l'âge de 101 ans

DECES Emmanuel Macron présidera la cérémonie d'inhumation d'Hubert Germain le 11 novembre à l'Arc de Triomphe et au Mont Valérien

M.F avec AFP
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Hubert Germain: Un hommage rendu aux Invalides au dernier compagnon de la Libération — 20 Minutes

Il était le dernier compagnon de la Libération encore en vie. Hubert Germain est mort à l’âge de 101 ans, a annoncé ce mardi la ministre des Armées Florence Parly. « C’est un moment important de notre histoire », a affirmé la ministre lors d’une audition devant la commission de la Défense du Sénat.

Seules 1.038 personnes, dont six femmes, ont reçu le titre de compagnon de la Libération. En tant que dernier de ses représentants, Hubert Germain doit être inhumé au Mont-Valérien et à l’Arc de Triomphe le 11 novembre. L’Elysée a annoncé que le président Emmanuel Macron présidera les deux cérémonies.

Résistant, ministre et député

Père des Forces françaises libres (FFL), Charles de Gaulle avait créé l’Ordre de la Libération en novembre 1940 pour « récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l’œuvre de libération de la France et son empire ». L’Ordre est forclos depuis 1946. Les derniers compagnons, distingués pour leur engagement de la première heure au sein de la France libre, ont disparu les uns après les autres au cours de la décennie passée.

Ancien député gaulliste et ministre de Georges Pompidou, ce résistant avait fêté le 6 août son 101e anniversaire. Fils d’un général des troupes coloniales, Hubert Germain passait le concours d’entrée de l’école navale à Bordeaux au moment de la débâcle du printemps 1940. « Au bout de cinq minutes, je me suis dit : "Mais qu’est-ce que tu fais là ?" », expliquait-il en 2018. « Je me suis levé en disant à l’examinateur : "Je pars faire la guerre" ».

Il embarque à Saint-Jean-de-Luz, à bord d’un navire transportant des soldats polonais à destination de l’Angleterre et arrive à Londres le 24 juin 1940. Il intègre la Légion étrangère et combat en Syrie, en Libye où il est engagé dans les combats de Bir Hakeim, en Egypte, en Italie, en Provence, dans les Vosges et en Alsace. Il est blessé et décoré par le général de Gaulle fin juin 1944 en Italie.