Calais : 200 personnes pour une marche blanche en hommage à un jeune migrant décédé

SOLIDARITE Le jeune migrant est décédé près de Calais il y a quelques jours en tentant de monter à bord d’un poids lourd

20 Minutes avec AFP
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Des migrants tente d'embarquer à bord de camions près de Calais. (archives)
Des migrants tente d'embarquer à bord de camions près de Calais. (archives) — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Quelque 200 personnes ont participé vendredi à Calais à une marche blanche en hommage au mineur soudanais retrouvé mort à Marck (Pas-de-Calais) après avoir chuté d’un poids lourd dans lequel il essayait de monter pour rallier l’Angleterre. La marche, partie aux alentours de 17h30 des hangars du Secours Catholique, était organisée par les exilés et les associations d’aide aux migrants et migrantes, en mémoire au jeune Yasser, 16 ans, mort le 28 septembre. Les manifestants ont ensuite défilé dans les principales artères du centre-ville au rythme des tambours.

« Liberté ! », « Non violence », « Open the borders » («Ouvrez les frontières »), ont-ils scandé. « Plus de mort par camion », pouvait-on lire sur une banderole. En première ligne, certains brandissaient la photo du jeune homme. Dans le cortège, une majorité de réfugiés et réfugiées ont appelé « au respect des droits de l’homme », demandé « l’arrêt des violences policières » et dénoncé « les conditions dans lesquelles » elles vivent à l’approche de l’hiver. Selon les images de vidéosurveillance du 28 septembre, la jeune victime avait tenté vers 5 heures « de monter dans le camion », un semi-remorque qui roulait à faible vitesse, mais avait « chuté », avait indiqué le parquet de Boulogne-sur-Mer. Une enquête pour « homicide involontaire » a été ouverte.

Yasser se trouvait avec un groupe d’autres migrants et migrantes sur le parking de la zone d’activité de Marck, commune limitrophe de Calais, pour essayer de se hisser dans les poids lourds. Près de cinq ans après le démantèlement de la « jungle » de Calais, des centaines de migrants et migrantes sont toujours présentes sur la ville et le littoral du nord de la France, dont de nombreuses familles, dans l’espoir de passer en Angleterre. Face au verrouillage toujours plus fort des accès aux ferries et à l’Eurotunnel, les tentatives de traversées par la mer se sont fortement développées à partir de fin 2018, mais certains migrants et migrantes, notamment les plus désargentés, continuent à tenter le passage en montant dans des camions.