Coronavirus dans l’Hérault : A son tour, le département devrait tomber le masque à l’école

EPIDEMIE Lors des cinq derniers jours recensés par la base de Santé publique France, le taux d’incidence s’est fixé sous la barre des 50 cas pour 100.000 habitants dans l’Hérault

Jérôme Diesnis
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Les enfants de l'Hérault devraient à leur tour bientôt tomber le masque en classe.
Les enfants de l'Hérault devraient à leur tour bientôt tomber le masque en classe. — SYSPEO/SIPA
  • Alors que le taux d’incidence était monté à plus de 600 cas pour 100.000 habitants dans l’Hérault au cœur de l’été, il a franchi le 24 septembre le seuil des 50 cas pour 100.000 habitants.
  • En août, avec l’afflux massif de touristes, la mortalité y a augmenté de 16 % par rapport aux chiffres de 2018 et 2019, l’un des taux les plus élevés de France métropolitaine.
  • La baisse est depuis constante et se matérialise du nombre d’hospitalisations et une croissance beaucoup moins rapide des décès.

Les petits héraultais seront parmi les derniers à enlever le masque. Mais c’est imminent : les dernières données sur sept jours, livrées par Santé publique France, évoquent dans le département un taux d’incidence de 39,5 pour 100.000 habitants (le seuil pour ôter le masque en classe est de 50 cas pour 100.000 habitants, pendant au moins cinq jours). La métropole de Montpellier est également passée sous ce seuil symbolique puisqu’elle affiche un taux d’incidence de 49,1 cas pour 100.000 habitants.

La décrue du nombre de personnes touchées par le Covid-19 est significative : cet été, avec l’afflux massif des touristes, la surmortalité dans l’Hérault fut l’une des plus fortes de France avec un bond de 16 % par rapport à 2018 et 2019. « Par le passé, un nombre anormalement élevé de décès durant l’été a déjà été observé, mais seulement au cours de périodes de canicules, évoque l’Insee. En 2021, les fortes chaleurs ont été modérées et l’excès de décès mesuré en août résulte avant tout de la rapide diffusion du variant delta dans la région ».

Un taux d’incidence trois fois supérieur à la moyenne française cet été

La baisse du taux d’incidence est particulièrement marquée dans l’Hérault. Fin juillet, il avait atteint un pic critique de 609,8 cas pour 100.000 habitants. Presque le triple que la moyenne française. La décrue a été aussi rapide que l’explosion du nombre de cas. Des départements méditerranéens, seuls les Pyrénées-Orientales (où le port du masque en école n’est désormais plus obligatoire), présentent un taux d’incidence plus bas.

Les conséquences sont immédiates L’Hérault est le département d’Occitanie à avoir payé le plus lourd tribut à l’épidémie avec 1.152 décès à l’hôpital, un total qui ne tient pas compte de la mortalité en Ehpad. Si 121 personnes sont encore hospitalisées mardi (dont 31 en soin critique), la quatrième vague est bel et bien terminée. « La vigilance reste d’actualités face à une épidémie qui n’est pas terminée, précise néanmoins l’ARS. Le virus circule moins, mais le nombre de cas graves diminue encore très progressivement à l’hôpital et il n’a pas atteint les niveaux les plus bas observés au préalable ».

En Occitanie, 4,5 millions de personnes ont bénéficié d’une première injection de vaccin. Soit 90,4 % de la population de plus de 18 ans. Et 127.700 personnes fragiles y ont d’ores et déjà bénéficié d’une dose de rappel. « C’est dès à présent qu’il fait à nouveau renforcer la protection des personnes qui présentent le plus de risques de développer des complications », prévient l’ARS.