Prison : Le détenu preneur d'otages à Condé-sur-Sarthe s'est rendu

FIN DU SUSPENSE L’homme avait pris deux gardiens, dont un blessé, en otages dans la matinée

X. R., C.P.
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Illustration dun gardien de prison, ici au sein de la maison darrêt de Brest.
Illustration dun gardien de prison, ici au sein de la maison darrêt de Brest. — Fred Tanneau / AFP

Les choses sont revenues à la normale à la prison de Condé-sur-Sarthe, sur les coups de 14 heures, après une prise d’otages dans la matinée. Un détenu, Sofiane Rasmouk, condamné à perpétuité pour viol et tentative de meurtre, a agressé et retenu en otages mardi deux surveillants, dont une femme qu’il a relâchée à la mi-journée. Les faits ont commencé à 10h15, lorsque Sofiane Rasmouk a blessé le premier surveillant à l’œil droit. Le preneur d’otage s’est finalement rendu, a annoncé le ministre de la justice Eric Dupont-Moretti sur Twitter.

Des négociations avaient été engagées par le personnel pénitentiaire avec le détenu, tandis que les équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) de Rennes se sont rendues sur place, selon le ministère de la Justice. Les médias étaient quant à eux tenus à bonne distance de la prison.

En septembre 2017, une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour viol, tentative de viol et tentative de meurtre sur deux jeunes femmes en 2013 avait été confirmée alors que Rasmouk, aussi condamné dans des affaires de viols, tentative de meurtre, vols, trafic de stupéfiants, outrages ou dégradations, était en semi-liberté. Suivant les réquisitions de l’avocat général, la cour d’assises avait fait passer la peine de sûreté de 18 à 22 ans.

Déjà plusieurs incidents graves

Le centre pénitentiaire de haute-sécurité de Condé-sur-Sarthe a connu plusieurs incidents graves alors qu’elle est l’une des plus récentes et modernes de France, ouverte en janvier 2013. En mars 2019, Michaël Chiolo, avait agressé deux surveillants avec un couteau en céramique. L’assaillant, qui purgeait une peine de trente ans et s’est radicalisé en prison, s’était ensuite retranché avec sa compagne pendant près de dix heures dans l’unité de vie familiale (UVF) de l’établissement.

Après des tentatives de négociations, les forces d’élite de la police avaient lancé l’assaut, blessant l’assaillant et tuant sa compagne. Quelques mois plus tard, Francis Dorffer, muni d’une arme artisanale, avait retenu durant cinq heures dans sa cellule un surveillant et une stagiaire.