Social : Journée de grève ce mardi pour défendre les salaires, l’assurance chômage et les retraites

MANIFESTATIONS Les syndicats CGT, FO, Solidaires, FSU, et les organisations Fidl, MNL, Unef et l’UNL vont manifester pour remettre le social au cœur du débat de la campagne présidentielle

20 Minutes avec AFP
Une manifestation à Paris (illustration).
Une manifestation à Paris (illustration). — A. GELEBART / 20 MINUTES

Les syndicats vont pouvoir compter leur troupe. Salariés et chômeurs sont appelés à faire grève et à manifester ce mardi dans toute la France, pour remettre les questions sociales au cœur du débat, à un peu plus de six mois de la présidentielle.

« On a besoin de réponses urgentes maintenant (…) Quand il y a du monde dans la rue cela pèse », a déclaré le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez sur LCI lundi. Les mobilisations sociales sont aussi nécessaires « pour que les questions sociales (…) soient encore plus présentes » dans la campagne, a-t-il plaidé. Quelque 200 points de rassemblement sont prévus partout en France, selon Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT.

Trafic « normal » pour les TGV

La grève s’annonce cependant assez peu suivie dans les transports, la SNCF prévoyant un trafic « normal » pour les TGV, et « quasi normal » pour les TER, sauf en Normandie où il sera « perturbé ». À la RATP, « le trafic sera normal » sur les réseaux « métro, RER (A et B) et tramway, sauf le tramway T3 A qui sera très perturbé », selon un porte-parole. Enfin, la circulation des bus sera « légèrement perturbée ».

A Paris, où les tractations avec la préfecture ont été difficiles, le cortège partira de la place de la République à 14 heures en direction d’Opéra, avec une dispersion prévue à l’angle de la rue La Fayette et de la rue de la Chaussée d’Antin. « Plusieurs milliers de personnes sont attendues », selon une source policière.

Les syndicats CGT, FO, Solidaires, FSU, ainsi que les organisations de jeunesse Fidl, MNL, Unef et l’UNL, avaient appelé à cette journée interprofessionnelle de grève et de manifestation le 30 août. Ils affirment dans un texte commun lundi « l’urgence de revaloriser les grilles de classifications des branches professionnelles, d’augmenter le Smic, le point d’indice de la fonction publique, les pensions, les minima sociaux et les bourses d’étude ».

La question du pass sanitaire

Réunis au siège de la CGT à Montreuil, cinq des neuf syndicats représentatifs de la fonction publique ont mis lundi l’accent sur la question des salaires. « On ne peut pas se permettre de prendre encore six mois pour réfléchir, il y a une urgence salariale dans la fonction publique et dans le monde du travail », a jugé Gaëlle Martinez, la déléguée générale de Solidaires Fonction publique.

Les rangs des manifestants seront en outre grossis par les opposants à la réforme de l’assurance chômage, entrée en vigueur vendredi. Autre point de vigilance, la question des retraites, qui continue de planer sur la fin du quinquennat. Enfin, la question du pass sanitaire fera aussi partie des mots d’ordre. Même si la CGT n’a pas appelé à défiler au côté des opposants au pass lors de leurs manifestations du samedi, elle est hostile à cet instrument et à la vaccination obligatoire.