Montpellier : Denis Agret, égérie des Antivax, « rend sa blouse » de médecin et « s’en lave les mains »

SANTE Personnage controversé, le médecin fait l’objet de plusieurs plaintes, notamment de l’ARS et du ministère de la Santé

Jérôme Diesnis
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Denis Agret est devenu au fil de ses prises de position l'une des égéries du mouvement antivax.
Denis Agret est devenu au fil de ses prises de position l'une des égéries du mouvement antivax. — UGO AMEZ/SIPA
  • Dans une longue lettre adressée aux autorités de la santé publique en France et publiée sur les réseaux sociaux, Denis Agret a annoncé sa démission de sa fonction de médecin.
  • Personnage controversé, il est de toutes les manifestations anti-pass depuis plusieurs mois et multiplie les prises de position contrer la politique gouvernementale.
  • Il est convoqué le 6 octobre devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour « mise en danger de la vie d’autrui et atteinte à la vie privée ». Il fait par ailleurs l’objet de deux plaintes instruites par le procureur de la République de Montpellier.

Denis Agret, le médecin poursuivi par l’ARS et le ministère de la Santé, a annoncé sa démission de l’ordre des médecins et de sa fonction de médecin. « Je rends ma blouse et je m’en lave les mains », explique-t-il dans une longue lettre adressée aux autorités sanitaires qu’il a pris soin de poster sur les réseaux sociaux, où il est très actif.

Chef de file des antivax, ce praticien de Montpellier dénonce depuis plusieurs mois la politique mise en place par le gouvernement. Il juge « la gestion catastrophique d’une prétendue épidémie de Covid-19 ». Ses prises de position et sa présence au premier rang des manifestants anti-pass sanitaire lui ont donné une très forte exposition ces derniers mois.

Rendez-vous au tribunal le 6 octobre

Il fait l’objet de plusieurs plaintes, dont la première sera instruite le 6 octobre par le tribunal correctionnel de Montpellier, pour « mise en danger de la vie d’autrui et atteinte à la vie privée ». Le 19 janvier, alors en visite dans une école montpelliéraine, il aurait demandé aux élèves d’enlever leur masque avant de les prendre en photo et de la poster, sans l’autorisation des parents.

D’autres convocations pourraient suivre. Le procureur de la République de Montpellier vient d’ouvrir deux enquêtes préliminaires à son encontre. La première porte sur les menaces visant le directeur général de l’agence régionale de santé, proférées lors d’une manifestation le 20 septembre, audibles sur une vidéo publiée sur son compte personnel.

Faux bond à une commune du Var

La seconde fait suite à la plainte d’une infirmière dont il a publié l’identité sur les réseaux sociaux après le décès d’une jeune Héraultaise. Il avait publié le certificat de vaccination de l’adolescente, effectué quelques jours plus tôt. Sur cet acte médical figurait le nom de la professionnelle de santé.

Denis Agret devait prendre ses fonctions de médecin salarié dans une commune rurale du Var, à La Verdière. Mais la mairie a annoncé la fermeture en urgence du centre de santé municipal. Selon Var-Matin, il aurait renoncé à son engagement, sans prévenir la mairie.