Les sages-femmes « en colère » en grève pour plus de reconnaissance

RAS LE BOL La secrétaire générale de l’ONSFF, l’une des deux principales organisations syndicales de la profession, a fait état d’environ « 150 maternités ayant 100 % de grévistes »

20 Minutes avec AFP
— 
Une manifestation de sages-femmes, le 5 mai 2021, Journée internationale de la sage-femme.
Une manifestation de sages-femmes, le 5 mai 2021, Journée internationale de la sage-femme. — ISA HARSIN/SIPA

Un mouvement de grève national à l’appel de plusieurs organisations de sages-femmes pour la reconnaissance de leur profession était « très suivi » samedi, selon l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF).

Prévu sur trois jours de vendredi à dimanche, le mouvement de grève est « très, très suivi. Cela montre vraiment que ça répond à une véritable colère des sage-femmes », a déclaré à Caroline Combot. La revendication principale de la professions est celle d'« une réflexion sur le métier de sage-femme dans sa globalité, quels que soient les modes d’exercice, pour permettre de l’attractivité », la rémunération en étant une des composantes, a poursuivi la secrétaire générale de l’ONSFF, l’une des deux principales organisations syndicales de la profession.

La profession a été déçue par les annonces du ministre de la Santé Olivier Véran mi-septembre d’une revalorisation pour les sages-femmes travaillant à l’hôpital, qui recevront à partir de janvier une prime de 100 euros net et une hausse de salaire d’environ 100 euros brut par mois. Les trois quarts des 23.500 sages-femmes (à 97 % des femmes) en bénéficieront, pour un gain mensuel équivalant à l’augmentation de 183 euros net déjà accordée à tous les personnels hospitaliers fin 2020 dans le cadre du « Ségur de la santé ». Cette revalorisation proposée par le ministre « n’a jamais été aussi importante dans l’histoire de la profession, mais là où les sages-femmes sont en colère, c’est que ce n’est pas la seule réponse qu’on attendait », a expliqué la responsable de l'ONSFF.

Depuis le début de l’année, les sages-femmes sont descendues cinq fois dans la rue

Caroline Combot a indiqué que « plus de 50 % des cabinets de sages-femmes libérales se sont signalés comme étant fermés ce week-end », soit « plus de 3.000 cabinets ». Côté maternités, la responsable a fait état d’environ « 150 maternités ayant 100 % de grévistes avec des maternités privées qui ont fermé leurs portes et des réquisitions et assignations dans les maternités publiques ».

Depuis le début de l’année, les sages-femmes sont déjà descendues cinq fois dans la rue pour réclamer reconnaissance et effectifs. Une nouvelle journée de mobilisation est d’ores et déjà programmée pour le 7 octobre à Paris