Le Conseil d’Etat acte la dissolution du CCIF et de Baraka City par le gouvernement

RELIGION Le Collectif contre l’islamophobie (CCIF) s’était autodissous après l’assassinat de Samuel Paty et après les propos de Gérald Darmanin, qui accusait le collectif d’être une « officine islamiste »

20 Minutes avec AFP
— 
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé son intention de dissoudre le CCIF après l'assassinat de Samuel Paty.
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé son intention de dissoudre le CCIF après l'assassinat de Samuel Paty. — Amaury Paul/Medialys Images/Shut

Le Conseil d’Etat a validé vendredi la dissolution par le gouvernement du Collectif contre l'islamophobie (CCIF) et de  Baraka City intervenues fin 2020.

Fondée en 2010, l’association Baraka City faisait partie des structures dans le collimateur des autorités depuis l’assassinat du professeur Samuel Paty, en raison de ses accointances supposées avec l’islam radical.

« Arbitraire politique et répressif » selon le CCIF

« Cette décision, tant par sa cible que ses motifs, marque un tournant majeur dans l’institutionnalisation de l’arbitraire politique et répressif en France », a réagi le CCIF dans un communiqué consulté par l’AFP. Le CCIF y voit une « dérive administrative » du gouvernement ouvrant « la voie vers le délit d’opinion ».

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a de son côté salué dans un tweet la décision de la plus haute juridiction administrative, estimant que la lutte contre l’idéologie islamiste avait franchi « une étape décisive ».

Une plainte en diffamation avait également été déposée par le CCIF contre Gérald Darmanin en décembre 2020 devant la Cour de justice de la République (CJR). Le ministre avait décrit le collectif comme une « officine islamiste » œuvrant « contre la République » et contre laquelle il fallait « arrêter d’être naïf ».