Nouvelle-Aquitaine : L’armée à la recherche d’une bombe (inerte) qui s’est « décrochée accidentellement » d’un avion

OUPS Un Mirage 2000 parti de la base de Cazaux (Gironde) a perdu « un emport d’exercice qui s’est décroché accidentellement de son fuselage » au-dessus de la Gironde ou des Landes, indique l'armée

M.B.
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Un Mirage 2000, en 2011
Un Mirage 2000, en 2011 — Jacques Brinon/AP/SIPA

L'Armée de l'Air et de l'Espace est à la recherche... d'une bombe inerte qui s'est décrochée d'un avion de chasse. Elle a contacté plusieurs municipalités de Gironde et des Landes depuis vendredi, pour signaler qu’un Mirage 2000 parti de la base de Cazaux (Gironde) a perdu jeudi dernier vers 15 heures, « un emport d’exercice qui s’est décroché accidentellement de son fuselage », révèle Sud Ouest ce vendredi.

L’Armée de l’Air précise que l’engin est inerte. Il s'agit précisément d'un simulateur de bombe qui ne contient pas d'armement, et qui a la forme d’un « cylindre de couleur bleu, fait 10 cm de diamètre et mesure 1,90 mètre de long ». Il pèse 40 kg.

Campagne de tirs sur le champ de Captieux

Il n'empêche que la perte d'un tel engin en vol interroge. Cet incident s’est déroulé alors qu’un exercice militaire est en cours depuis plusieurs jours dans la région. La 3e escadre de chasse est déployée sur la BA120 de Cazaux afin de réaliser une campagne de tirs air-sol, et à ce titre, plus de 70 bombes doivent être utilisées sur le champ de tir de Captieux. Le détachement est composé de neuf Mirage 2000 D.

L'engin aurait été perdu entre la base de Cazaux et le champ de tir de Captieux, dans une zone de 100 kilomètres de long. L’Armée demande de ne « rien toucher » si la bombe était retrouvée, et de contacter la gendarmerie la plus proche, et ce pour les besoins de l'enquête.