Qui sont les harkis, ces soldats de la guerre d'Algérie à qui Emmanuel Macron a promis reconnaissance et réparation ?

GUERRE D'ALGERIE Chaque jour, « 20 minutes » vous propose des vidéos réalisées par son partenaire Brut. Aujourd’hui on se penche sur le douloureux passé des Harkis, Algériens engagés du côté de la France durant la guerre d’indépendance

20 Minutes avec Brut
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Un harki près d'Alger. Soldats autochtones, les harkis étaient partisans du maintien de la présence française en Algérie et engagés aux cotes des troupes françaises entre 1957 et 1962.
Un harki près d'Alger. Soldats autochtones, les harkis étaient partisans du maintien de la présence française en Algérie et engagés aux cotes des troupes françaises entre 1957 et 1962. — DALMAS/SIPA

« Je suis née derrière les barbelés du camp de Bias, dans le Lot-et-Garonne. Et ces barbelés, je les ai toujours dans la tête. » Dalila Kerchouche est née dans un camp de harkis. Ses parents, nés en Algérie, ont combattu pour l’armée française pendant la période coloniale. Mais à la fin de la guerre, la France, qui tente d’occulter ce passage de son histoire, refuse de tous les rapatrier et place ses alliés dans des camps. Ceux obligés de rester en Algérie sont considérés comme des traîtres. Beaucoup seront massacrés.

De nombreux harkis ont témoigné des conditions de vie inhumaines dont ils ont été victimes, alors même qu’ils se sont battus pour la France : « À l’extérieur, il y avait des grillages, du fil barbelé, il y avait une entrée qui était surveillée. Vous étiez contrôlé si vous sortiez. Si vous entriez, vous étiez contrôlé. » Retrouvez l’histoire des harkis dans la vidéo de notre partenaire Brut.