Coronavirus à l'île aux Moines : La seule médecin de l'île refuse le vaccin et ferme son cabinet

PENURIE L’Agence régionale de santé lui a interdit d’exercer depuis l'entrée en vigueur de la loi le 15 septembre

Camille Allain
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Le deux-roues de l'ancien médecin de l'île aux Moines (Morbihan).
Le deux-roues de l'ancien médecin de l'île aux Moines (Morbihan). — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Dans le Morbihan, la seule médecin de l’île aux Moines a dû cesser son activité car elle refuse de se faire vacciner.
  • Les 600 habitants de l’île située dans le golfe du Morbihan attendent une solution.
  • La médecin assure n’avoir empêché personne de se faire vacciner mais explique que « son corps n’en veut pas ».

C’est une petite île charmante, sans doute la plus connue du non moins charmant golfe du Morbihan. Située à quelques dizaines de mètres de l’embarcadère de Port Blanc, l’île aux Moines est depuis quelques jours le théâtre d’une situation inédite. Sa seule médecin généraliste n’a plus le droit d’exercer depuis le mercredi 15 septembre car elle n’est pas vaccinée.

Pour alerter ses patients, le docteur Christine Hochard a laissé un message sur le répondeur de son cabinet aujourd’hui fermé. Au bord des larmes, elle y explique son refus de se faire vacciner. « Je ne suis pas antivaccin mais je refuse de céder à ce chantage. C’est mon corps qui dit "non". Vous ne pouvez pas comprendre », explique-t-elle. Avant de conclure avec une émotion palpable : « J’espère que tout va bien se passer pour vous. Je vous aime. »

« Mon combat, c’est surtout pour protéger les enfants »

Arrivée en janvier sur l’île bretonne, la médecin généraliste n’a plus le droit d’exercer conformément à la loi imposant la vaccination des soignants. « Je n’ai pas décidé d’arrêter mon activité. C’est l’Agence régionale de santé qui me l’a demandé », regrette le docteur. Interrogée par nos confrères de France 3 Bretagne, elle assure « n’avoir empêché personne de se vacciner », laissant la liberté de choix à ses patients. C’est en revanche l’infirmier de l’île qui pratiquait les injections. Elle reconnaît être opposée à la vaccination des enfants et adolescents. « Les effets secondaires pour moi, je n’en ai pas peur. Mon combat, c’est surtout pour protéger les enfants. Les effets de ces produits à long terme, on ne les connaît pas », a-t-elle expliqué à France 3 Bretagne.

Si l’île est toute proche du continent, l’absence de médecin représente cependant une véritable contrainte pour la population, en majorité âgée et parfois soumise à des traitements réguliers et des renouvellements d’ordonnance. La municipalité a sollicité l’Agence régionale de santé afin de lui demander des solutions pour compenser cette absence.