« Assis à côté de Jane Birkin », « un ULM sur les rails »... Vos souvenirs les plus insolites à bord du TGV

ANNIVERSAIRE Les lecteurs de « 20 Minutes » racontent leurs drôles d’expériences à bord du train à grande vitesse, qui fête cette année ses 40 ans

Noémie Penot
— 
Un TGV roulant sur  sur la ligne du TGV Nord. (illustration)
Un TGV roulant sur sur la ligne du TGV Nord. (illustration) — Patrick Leveque/SIPA
  • Cette année, le TGV souffle sa quarantième bougie, et des événements sont prévus vendredi dans plusieurs gares de France.
  • Pour l’occasion, 20 Minutes a sollicité ses lecteurs pour qu’ils racontent les anecdotes insolites qu’ils ont vécues à bord du célèbre train.
  • ULM sur les rails, voyage avec une équipe de rugby… Les souvenirs sont nombreux.

Prendre le TGV, ce n’est pas simplement s’asseoir et attendre d’arriver à destination. Car les wagons peuvent être le théâtre d’évènements surprenants. Alors que le TGV souffle cette année ses quarante bougies, 20 Minutes est monté à bord (voiture 4, place 63, juste après le wagon-bar) et a demandé à ses lecteurs de raconter leurs souvenirs les plus insolites vécus dans ce train.

Une aubaine pour certains, comme Max, de se moquer des éternels retards de la SNCF. Son histoire la plus marquante ? « Mon TGV est arrivé à l’heure, mais cela fait longtemps, vingt-cinq ans je crois. » Philippe en rajoute une couche : « Un jour, le TGV est arrivé l’heure ! ». Voilà pour l’ironie. Mais d’autres ont vécu des événements un peu plus remarquables.

« Toute la voiture faisait la Javanaise »

Marie-Flora s’en souvient d’un en particulier. Ou plutôt d’une demande faite au micro : « (Il y a eu un) petit message nous demandant si un conducteur de TGV ou un conducteur à la retraite, qui connaît la ligne, était dans le train », raconte-t-elle. Faute de conducteur, c’est finalement « un mécano de la SNCF qui nous a conduits à destination ». « Whiskylegrizzly » a, lui, souvenir d’une fête mémorable, lors d’un « départ pour le ski avec une soixantaine de potes en 2002 ». Pas de lecture en silence, mais un « TGV apéro clope (époque fumeur) avec le contrôleur, toute la voiture faisait la Javanaise avec nous. »

Etre assis dans un TGV, c’est aussi avoir quelques frayeurs. Pour soi, ou pour les autres. C’est ce qui est arrivé à Nelly, bloquée entre Mulhouse et Paris : « Arrêt de 3 heures à la recherche d’un bébé, jusqu’à faire ouvrir les valises. » L’affolement s’est arrêté lorsque le personnel s’est aperçu que « le bébé n’existait pas ». En effet, « il s’agissait d’un signalement d’une déséquilibrée ».

Il lit un roman, l’auteur est son voisin

Le TGV, c’est aussi croiser de nouvelles têtes, parfois plus connues que d’autres. Ce qu’a vécu Matthieu : « J’ai passé plusieurs heures en TGV à côté de Jane Birkin. » Mais il n’a pas été très téméraire : « Je n’ai pas osé discuter avec elle. Je lui ai juste prêté mon stylo pour qu’elle signe un autographe à un voisin ! » Matthieu aura au moins fait un heureux. Les amateurs de chanson française (ou du tennis) seront eux jaloux de Marie : « J’y ai rencontré Yannick Noah (smiley cœurs dans les yeux) ». Et pour Stéphane, c’est plutôt la jeune génération : « J’ai fait une photo avec Nacca des Marseillais… Je croyais que c’était DJ Snake ! ».

Même effet surprise pour Florent. En 2008, il prend des places avec son cousin pour aller voir un match de rugby, « France-Je sais plus qui. » En réservant les billets TGV, « je ne sais pas ce qui m’a pris, j’ai regardé en 1ère et les prix étaient abordables », raconte-t-il. Et le jour J, « arrivé à Massy, une bande de grands gaillards tout en muscles envahit le wagon. L’équipe de France de rugby. » Pour alors ne pas sympathiser ? « Je me suis retrouvé aux places à 4, à taper le carton avec Chabal, Parra et Lièvremont. Le meilleur trajet de ma vie. »

L’histoire de Philippe, elle, est sans doute plus poétique. Alors qu’il dévore un roman sur le quai de la gare d’Avignon, il s’aperçoit qu’il était en présence… de son auteur : « Je lis Le Montespan, de Jean Teulé. Lui est assis en train d’attendre, et je vais le voir. Il avait un large sourire. » Le chapitre suivant s’est joué à bord : « Deuxième extraordinaire coïncidence, je monte et il s’assoit à côté de moi. Génial d’avoir pu voyager avec l’auteur du livre que je lisais ».

« Le TGV était à l’arrêt et transportait un prisonnier en transfert »

Et puis il y a les souvenirs de galères, plus ou moins abracadabrantesques. Lors d’un Paris - Saint-Raphaël, Véronique reste bloquée 4 heures à Avignon : « Le train s’est arrêté pour laisser passer un convoi transportant des véhicules. Lorsque celui-ci nous a doublés, le coffre d’une voiture s’est ouvert et a touché la caténaire. » Conséquence explosive : « Cela a entraîné un incendie et coupé le courant ». Et ce n’est pas tout. « Le TGV transportait un prisonnier en transfert, et les gendarmes sont allés avec ce dernier, menotté, sur le quai, comme tous les voyageurs, car il n’y avait plus de climatisation. »

Pour Carlos, enfin, le danger venait de partout. « Un ULM a pris les rails pour une piste d’atterrissage », commence-t-il. Et comme si ça ne suffisait pas, « une voiture a décidé de franchir une barrière de force ». Une bonne excuse à réutiliser en arrivant en retard lundi au boulot.