Coronavirus en Auvergne Rhône-Alpes : Les prisons de Saint-Quentin-Fallavier et de Lyon-Corbas cumulent 112 cas positifs

CLUSTER Deux foyers épidémiques ont été dépistés dans des prisons de la région lyonnaise, a indiqué lundi la Direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) en Auvergne-Rhône-Alpes

J.Lau. avec AFP
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Photo d'illustration de la maison d'arrêt de Lyon-Corbas.
Photo d'illustration de la maison d'arrêt de Lyon-Corbas. — FABRICE ELSNER/SIPA

D’importants clusters se sont formés ces derniers jours dans des prisons proches de Lyon. La Direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) en Auvergne-Rhône-Alpes a mentionné lundi deux foyers épidémiques au coronavirus dépistés au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) et à la maison d’arrêt de Lyon-Corbas (Rhône), avec au total 112 cas positifs chez les détenus.

A Saint-Quentin-Fallavier, 40 cas positifs (sur 264 détenus) ont été recensés à la maison d’arrêt au cours d’une campagne de dépistage menée vendredi par l’Agence régionale de santé (ARS), ainsi que 14 cas (sur 167) au centre de détention. « Il n’y a aucun cas grave pour l’instant, souligne une porte-parole de la DISP. Les cas positifs ont été isolés et tout a été revu pour limiter les contacts, avec l’installation d’hygiaphones dans les parloirs et l’arrêt des activités de groupe, à l’exception du sport qui est pratiqué en extérieur. »

Un « ras-le-bol généralisé » selon un syndicat du personnel

Jeudi dernier, un autre cluster avait été déclaré à Lyon-Corbas, avec 51 cas positifs sur 200 détenus à la maison d’arrêt des hommes et 7 cas sur 65 chez les femmes. Un agent est également positif au Covid-19 à Lyon-Corbas, rapporte la DISP. A Saint-Quentin-Fallavier, 167 détenus avaient reçu deux doses de vaccin au 31 août et 45 avaient reçu une première injection, ajoute l’administration pénitentiaire.

Le syndicat du personnel UFAP-UNSA a déploré dans un communiqué que « côté personnel pénitentiaire, aucun dépistage n'[avait] été réalisé » et « aucune note d’information » ne leur avait été diffusée. « Plusieurs fonctionnaires testés en extérieur se sont déclarés positifs, avec également deux cas positifs chez le partenaire privé Sodexo », affirme également le syndicat, qui dénonce un « ras-le-bol généralisé ».