Lyon : Une convention signée pour en finir avec les agressions envers les personnes LGBT+

DISCRIMINATION C'est une première en France. Une campagne d'affichage sera prochainement lancée sur tout le territoire rhodanien

C.G.
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Le drapeau LGBT
Le drapeau LGBT — STR/NEWSCOM/SIPA

En région Rhône Alpes-Auvergne, 107 agressions homophobes ont été recensées au cours de l’année écoulée, selon les chiffres de l’association SOS Homophobie. Face à la recrudescence des violences commises à l’encontre des personnes LGBT+, les villes de Lyon et Villeurbanne et la préfecture ont signé ce mercredi une charte en partenariat avec la justice et l’Education nationale. Une première en France. L’objectif : enrayer ses agressions en luttant contre les stéréotypes et en sensibilisant le grand public.

Au total, 52 actions seront engagées, à commencer par la prévention, dès le plus jeune âge. Si les enseignants du département seront amenés à être formés sur ces questions afin qu’ils puissent « mieux détecter les violences », une grande campagne d’affichage contre la haine anti LGBT+ va prochainement être dévoilée.

Encourager les dépôts de plainte

Les affiches colorées, réalisées par l’artiste Daniel Arzola, mettant en avant la diversité dans l’orientation sexuelle, l’expression de genre et l’identité de genre, seront placardées dans les transports en commun lyonnais. Mais aussi sur tout le territoire de la métropole, du 15 au 21 septembre, puis du 20 au 26 octobre.

Les autorités souhaitent également encourager les dépôts de plainte, bien peu nombreuses. « Depuis le début de l’année 2021, seule une dizaine de plaintes ont été déposées dans le Rhône », rappelle la préfecture du Rhône. Un mémo pratique à l’usage des victimes d’agressions et de discriminations a été édité. Il répertorie les démarches à suivre pour déposer plainte et bénéficier d’un accompagnement psychologique. Il comporte par ailleurs le numéro vert du centre LGBTI + Lyon joignable au 0805 030 450 chaque mercredi de 18h à 21h. « Ces violences demeurent un phénomène encore mal répertorié », conclut la préfecture.