Plus de 600 étrangers radicalisés expulsés depuis 2018 en France

IMMIGRATION Ces personnes figuraient au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste

20 Minutes avec AFP
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Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti devant l'Elysée le 1er septembre 2021.
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti devant l'Elysée le 1er septembre 2021. — Jacques Witt/SIPA

Un peu plus de 600 étrangers en situation irrégulière et soupçonnés de radicalisation ont été expulsés depuis 2018, a indiqué dimanche le ministère de l'Intérieur.

« Six cents personnes étrangères connues pour radicalisation ont été expulsées », a déclaré Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, invitée de l’émission Le Grand Rendez-Vous (Cnews, Europe 1, Les Echos).

Interrogé, le ministère de l’Intérieur a précisé que, depuis 2018, 636 personnes en situation irrégulière, qui figuraient au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), n’étaient plus sur le territoire national, la grande majorité ayant été expulsée.

« Un travail est mené sur ce sujet », selon Schiappa

Marlène Schiappa était interrogée sur les propos de Valérie Pécresse dans le JDD réclamant de « réactiver (la) politique d’expulsion en urgence absolue pour menace de troubles à l’ordre public » menée dans les années 1980. Durant cette période, « nous expulsions entre 1.000 et 1.500 personnes par an », dit-elle dans cet entretien.

« Un travail est mené sur ce sujet », a souligné Marlène Schiappa, rappelant la « tournée dans les pays tiers » des ministres des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et de l’Intérieur Gérald Darmanin pour obtenir des laissez-passer consulaires permettant les expulsions.

En novembre 2020, Gérald Darmanin avait déclaré qu’au total, « plus de 450 » étrangers en situation irrégulière, inscrits au FSPRT avaient été expulsés de France depuis le début du quinquennat.