Un TGV italien devrait bientôt concurrencer la SNCF sur la ligne Paris-Lyon-Milan

RAIL Deux allers-retours quotidiens sont prévus sur l’axe Paris-Lyon-Turin-Milan par l’opérateur italien Thello

20 minutes avec agence
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Des TGV à la Gare de Lyon, à Paris.
Des TGV à la Gare de Lyon, à Paris. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Prévu initialement en juin 2020, puis en juin 2021, le TGV italien qui assure la liaison Paris-Milan via Lyon et Turin devrait embarquer des voyageurs à compter du mois d’octobre prochain, rapporte Les Echos, mercredi. Exploité par Thello, filiale de Trenitalia, ce TGV a déjà réalisé une série de « marches à blanc » pour s’assurer que tout fonctionnait, d’après les informations révélées par la lettre « Ville Rail et Transports ».

Ces rames sont de type Zefiro V300 conçues par Bombardier-Hitachi, elles ont déjà reçu l’homologation pour circuler sur le réseau ferré français. Elles pourront circuler à très haute vitesse (300 km/h) sur l’axe Paris-Lyon et à 200 km/h sur les voies classiques. Deux allers-retours quotidiens sont prévus au départ de la gare de Lyon, sous forme de service international en cabotage, selon le dernier rapport annuel de l’Autorité de régulation des transports (ART).

Le trajet Paris-Lyon ouvert aux voyageurs

Ainsi, selon les règles du cabotage, des voyageurs pourront emprunter le train sur le seul tronçon français Paris-Lyon. Cette annonce est d’autant plus importante puisqu’il s’agira de la première fois qu’un TGV étranger vient concurrencer le train rapide de la SNCF sur ses terres. Un lancement concurrentiel qui s’effectue dans le cadre de « l’open access », une telle opération étant permise par les textes européens depuis plusieurs années.

Cela aurait toutefois pu arriver plus tôt, car la concurrence est ouverte depuis des années sur le territoire de l’Union européenne. La SNCF exploite en effet des TGV sur les autres lignes vers les pays d’Europe, dans le cadre d’accords avec les opérateurs étrangers ou bien d’autres investisseurs (Eurostar, Thalys, Lyria) sans concurrence frontale. Par ailleurs, l’entreprise française a également déjà lancé des services bas tarifs Ouigo sur l’axe Madrid-Barcelone en Espagne. Sur cet axe, la SNCF remplit ses rames à 95 % en moyenne, selon la société.