Dérèglement climatique, terrorisme, délinquance… Les Français inquiets plutôt qu’en colère selon un sondage

STATISTIQUE La question de l’immigration arrive loin dans les sujets d’inquiétude des personnes interrogées

M.F avec AFP
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Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Lyon pour protester contre le manque d'ambition de la loi climat et du gouvernement face à l'urgence écologique et sociale le 9 mai 2021.
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Lyon pour protester contre le manque d'ambition de la loi climat et du gouvernement face à l'urgence écologique et sociale le 9 mai 2021. — KONRAD K./SIPA

En France, ce n’est pas la colère qui domine, mais l’inquiétude. Selon un sondage Harris Interactive publié jeudi par Challenges, 53 % des personnes interrogées se disent inquiètes, principalement en raison du dérèglement climatique (84 %), du terrorisme (83 %) et de la délinquance (82 %). Toujours selon l’étude, la place de l’islam et l’immigration arrivent en 10e et 13e positions des sujets d’inquiétude. Parmi les 10.000 Français ayant participé au questionnaire, 33 % se disent également en colère.

D’autre part, 47 % disent croire au déclin de la France, alors qu’ils sont 13 % à penser qu’elle est en progrès et 39 % à ne pas savoir. 60 % estiment que les responsables politiques contribuent en premier à ce déclin, devant le système éducatif (48 %) et les administrations (41 %), tandis que les associations (50 %) et les entreprises (45 %) contribuent au progrès.

Pour Macron, les Français sont lucides

Invité par l’hebdomadaire à commenter cette enquête sur « l’état de la France », Emmanuel Macron estime que ses compatriotes se montrent avant tout « lucides » sur « les difficultés auxquelles fait face le pays », « sur les transformations à mener » et « sur la centralité du travail ». « Chez nous, Français, nul renoncement, ni tentation du repli. Nulle résignation ni fatalité. C’est au contraire un puissant désir d’engagement qui partout s’exprime », se félicite le chef de l’Etat.

Défendant la politique suivie depuis le début du quinquennat, Emmanuel Macron annonce vouloir faire de la présidence française de l’Union européenne, au premier semestre 2022, « le temps d’une mobilisation continentale pour l’industrie et l’innovation à la fois en menant le combat face à ceux qui, GAFA et plateformes, rognent notre souveraineté et en mobilisant Etats, entrepreneurs et investisseurs autour de grands projets ».

Il indique aussi qu’il présentera à l’automne « des solutions inédites comme le revenu d’engagement pour notre jeunesse ainsi que France 2030, un plan d’investissement pour l’industrie, l’innovation et la recherche, qui ne doit pas être un plan venu d’en haut, de Paris, de Bercy ».