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PRECAUTIONQuels équipements anti-Covid pour pomper l’air des élèves toulousains ?

Rentrée 2021 à Toulouse : Y aura-t-il des capteurs ou purificateurs d’air dans la classe de votre enfant ?

PRECAUTIONDans la lutte contre le Covid-19, les capteurs et purificateurs d’air s’invitent dans les fournitures de rentrée. De l’école au lycée, on vous dit ce que les collectivités ont prévu dans les établissements scolaires toulousains
Une classe en configuration Covid-10. Illustration.
Une classe en configuration Covid-10. Illustration. - Syspeo - Sipa / SIPA
B. Colin et H. Ménal

B. Colin et H. Ménal

L'essentiel

  • Avec une épidémie de coronavirus qui n’en finit pas, la question d’équiper les établissements scolaires d’appareils garantissant un air sain s’est posée aux collectivités locales.
  • A Toulouse, de l’école au lycée, les purificateurs d’air ont été pour l’heure recalés.
  • Mais les capteurs de CO2 mobiles seront au rendez-vous de la rentrée.

Le Covid-19 ne fait toujours pas l’école buissonnière. Les collectivités locales en charge des établissements scolaires doivent s’adapter à un huitième nouveau protocole sanitaire pour rassurer les parents en cette rentrée. Avec notamment l’arrivée dans le tableau sanitaire d’équipements comme les capteurs de CO2, permettant de mesurer si la pièce est assez aérée, et les fameux purificateurs d’air.

Alors, quels équipements « assainissants » pour les élèves toulousains ? La question des purificateurs d’air peut être balayée : il n’y en aura pas, ni dans les écoles, ni dans les collèges, ni dans les lycées. En l’absence pour l’heure de consignes gouvernementales, les élus locaux n’en ont pas acheté.

Marion Lalane de Laubadère, l’adjointe à l’Education de Toulouse, et à ce titre en charge des écoles, se montre même sceptique. « Il faut mesurer l’égalité réelle de ce dispositif, et voir l’utilité et le besoin (…) Je crains un effet gadget à la mode », dit-elle. Elle souligne aussi que l’achat de tels appareils, « en rupture de stock partout », coûte entre « 1.000 et 2.000 l’unité », sans compter les filtres et l’entretien. Georges Méric (PS), le président du conseil départemental est sur la même longueur d’onde concernant les collèges. « Il n’y a pas d’accord entre les scientifiques sur l’intérêt des purificateurs d’air », rappelle-t-il. Pour la Région, donc les lycées, la présidente Carole Delga (PS) se montre plus conciliante. Si la consigne est finalement donnée en haut lieu d’en avoir, elle se dit prête à donner « le go » pour une commande publique.

Des capteurs mobiles de CO2 partout

Les capteurs de CO2 ont davantage de succès. La mairie de Toulouse fait d’abord confiance « au bon sens » des enseignants ou personnels pour savoir s’il faut ou non aérer une salle. Mais elle dispose aussi d’une douzaine de capteurs de C02 mobiles qui tourneront entre les 210 écoles en fonction des besoins. Si des classes en font la demande, elles seront aussi équipées.

Pour les 97 collèges publics de la Haute-Garonne, le Département a estimé à un million d’euros l’installation de capteurs dans chaque classe. Il a finalement opté pour deux équipements mobiles par établissement, soit environ 200 appareils au total. « Ils devraient être fournis rapidement ».

Pour les lycées enfin, la région est d’ores et déjà en possession d’un capteur mobile « made in Occitanie » pour chaque établissement. « Ils seront utilisés en priorité dans les espaces de restauration collective où les élèves vont retirer leurs masques », précise Vincent Bounes, vice-président en charge de la Santé. La collectivité a aussi lancé l’achat d’autres capteurs en prévision de la période hivernale, quand ouvrir les fenêtres pour renouveler l’air deviendra plus téméraire.

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