Morbihan : Un coq encore au cœur d’une querelle entre voisins

RURALITE A Etel, les voisins ne veulent plus entendre chanter le coq Marcel

J.G.
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Un coq. (Illustration)
Un coq. (Illustration) — Caro / Oberhaeuser/SIPA

L’affaire rappelle bien sûr celle de Maurice, le célèbre coq chanteur de l’île d’Oléron devenu un symbole de la ruralité. A Etel, dans le Morbihan, c’est un gallinacé prénommé Marcel qui sème cette fois la discorde dans un quartier, comme le rapporte Le Télégramme. Visiblement heureux dans son poulailler, le volatile âgé de 6 mois prend plaisir à chanter au petit matin et tout au long de la journée. Mais les envolées lyriques de Marcel ne plaisent guère à tout le monde.

Dans le courant de l’été, un corbeau a ainsi pris la plume pour se plaindre des nuisances sonores causées par le coq dans le quartier. L’affaire a pris une autre tournure le 12 août, quand le propriétaire du gallinacé a reçu dans sa boîte aux lettres un courrier signé de la municipalité d’Etel à la suite d'une plainte déposée par des voisins. Le document lui ordonne de faire cesser les nuisances sonores sous peine de recevoir une amende de 450 euros, précise Ouest-France.

Une loi votée pour défendre le patrimoine sensoriel

Jugeant la polémique ridicule, le propriétaire a lui aussi pris la plume pour répondre à ses voisins. Dans sa missive, il évoque notamment la victoire du coq Maurice, autorisé à chanter par la justice, et rappelle qu’une loi a été votée en janvier 2021 pour protéger le patrimoine sensoriel des campagnes françaises.

En tout état de cause, il n’est désormais plus pressé de tuer son oiseau de basse-cour pour en faire un coq au vin. « Pour l’instant je fais le mort, mais s’il faut aller au tribunal, on ira, indique-t-il à nos confrères de Ouest-France. En tout cas, mon coq va rester en vie bien plus longtemps que prévu, au moins jusqu’à la fin de l’année ».