Coronavirus : Il n’y aura « plus » de nombre de jours « minimal de télétravail » à partir de mardi, annonce Elisabeth Borne

ENTREPRISES La ministre du Travail veut « redonner la main aux entreprises pour définir les nouvelles règles du télétravail »

Manon Aublanc
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La ministre du Travail Elisabeth Borne à la sortie de l'Elysée, le 27 janvier.
La ministre du Travail Elisabeth Borne à la sortie de l'Elysée, le 27 janvier. — Alfonso Jimenez/Shutterstock/SIPA

Alors que le pass sanitaire devient obligatoire pour les professionnels et les salariés d’un établissement où il est exigé pour les clients, ce lundi, Elisabeth Borne, la ministre du Travail, a annoncé qu’il n’y aura « plus » de nombre de jours « minimal de télétravail » fixé par l’Etat dans les entreprises à partir de mardi.

Les organisations syndicales et patronales souhaitent « toutes qu’on redonne la main aux entreprises pour fixer les règles en matière de télétravail, qu’on n’ait plus un nombre de jours minimal, c’est ce qu’on va faire », a-t-elle expliqué. Un nouveau protocole sera publié « demain soir » (mardi), qui permettra « à la direction de l’entreprise, en discussion avec les représentants des salariés, de définir les règles en matière de télétravail ».

Des accords dans les entreprises

Le 9 juin, les règles entourant le télétravail avaient été assouplies, un nouveau protocole permettant aux entreprises de faire revenir plusieurs jours par semaine leurs salariés au bureau, tout en préconisant qu’un « nombre minimal de jours » soit fixé « dans le dialogue social ». Le gouvernement avait sondé la semaine dernière les organisations patronales et syndicales.

La CGT avait dit son souhait que le télétravail « rentre dans un cadre régulier, qu’il fasse l’objet d’accords ». « Il ne peut pas être géré par l’Etat au moyen du protocole sanitaire. Il faut qu’on passe d’une mesure de gestion de la pandémie à une mesure d’organisation du travail, par des accords négociés dans les branches et les entreprises », avait déclaré Fabrice Angei, membre du bureau confédéral de la CGT.