Morlaix : Enquête ouverte pour une banderole antisémite brandie lors d’une mobilisation contre le pass sanitaire

MANIFESTATION Un individu porteur d'une banderole antisémite est recherché

C.A.
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Illustration d'une pancarte brandie lors d'une manifestation contre le pass sanitaire, ici à Marseille, le 21 août 2021.
Illustration d'une pancarte brandie lors d'une manifestation contre le pass sanitaire, ici à Marseille, le 21 août 2021. — SOPA Images/SIPA

Ce n’était pas la plus forte mobilisation de l’été. Samedi, environ 200 manifestations ont été organisées dans toute la France pour dénoncer le choix du gouvernement d’imposer le pass sanitaire pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Le ministère de l’Intérieur a recensé 175.500 personnes. Le collectif Le Nombre Jaune en a compté deux fois plus et estime que 360.000 manifestants ont défilé dans toute la France. A Morlaix, dans le Finistère, la mobilisation a regroupé environ 300 personnes. Parmi elles, un s’est distingué par sa pancarte ouvertement antisémite brandie tout au long du cortège.

Présente sur les lieux, la police nationale avait adressé un signalement au procureur de la République. Dans un bref communiqué, la préfecture du Finistère a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire, confiée au parquet de Brest. « Une instruction pour incitation à la haine raciale est ouverte », précise le préfet Philippe Mahé qui « condamne avec la plus grande fermeté ces propos abjects ».

Des croix gammées, étoiles juives et insignes SS

L’affaire a été rapportée par Le Télégramme qui décrit la banderole comme « un enchevêtrement de symboles comprenant des croix gammées, des étoiles juives, des insignes SS auxquels se mêlent des suites de mots renvoyant à l’univers complotiste et s’attaquant clairement au sionisme ». Interrogé par le quotidien, un porte-parole a déploré cet acte isolé et expliqué que l’individu en question avait refusé de baisser sa pancarte. Le Télégramme précise que le discours lu en introduction du rassemblement s’était voulu clair. « Nous ne sommes pas des irresponsables, ni des complotistes, et encore plus absurde, nous ne sommes pas des antisémites », avait déclaré un organisateur.

Plusieurs signalements concernant des banderoles antisémites ont été émis depuis le début des mobilisations contre le pass sanitaire, notamment à Paris ou à Metz. Identifiée en Moselle, une enseignante de 34 ans sera jugée en correctionnelle pour provocation publique à la haine raciale en septembre.