Le créateur du site antisémite mis en examen et placé sous contrôle judiciaire

JUSTICE Ce site répertoriait des personnalités de confession juive ou présentées comme telles

20 Minutes avec AFP
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Le site existait depuis 2020 au moins.
Le site existait depuis 2020 au moins. — Pixabay

Le créateur d’un site antisémite répertoriant des personnalités de confession juive ou présentées comme telles, a été mis en examen samedi, a indiqué dimanche le parquet de Paris, confirmant une information du Parisien. Samuel Goujon, fondateur du site «Ils sont partout», a été mis en examen notamment pour « injure publique à raison de l’origine, de l’appartenance à une ethnie, une race ou une religion » et « provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence » et « provocation publique à commettre des atteintes volontaires à la vie ». Il a été placé sous contrôle judiciaire.

Le 10 août, alors que de nombreux signalements avaient été envoyés à Pharos – la plateforme permettant aux internautes de signaler des contenus sur internet qui leur semblent illicites – le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé avoir fait un signalement au procureur pour que des poursuites soient engagées contre les auteurs du site et que ce dernier soit fermé « au plus vite ».

Le site existait depuis au moins 2020

Le pôle « haine en ligne » du parquet avait ouvert une enquête, confiant les investigations à la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP). Le site, qui n’est plus accessible, affirmait présenter un « recensement dûment vérifié de personnalités françaises et internationales » de confession juive, en fonction de leur appartenance au monde politique, des médias, de la culture et de l’économie. Chacune d’elle est associée à une photographie et une courte biographie.

Le nom du site est une référence à l’hebdomadaire « Je suis partout », principal titre de presse collaborationniste et antisémite en France sous l’occupation nazie (1940-1944). Le site, qui existait depuis au moins 2020, est également associé à plusieurs liens vers des comptes sur les réseaux sociaux, notamment le russe VKontakte, l’américain - ultraconservateur et conspirationniste – Gab, le « Google russe » Yandex, ou encore sur la messagerie instantanée Telegram.