Coronavirus en Guadeloupe : Les élus locaux demandent un report de la rentrée scolaire

EPIDEMIE L'île est frappée de plein fouet par le variant Delta

20 Minutes avec AFP
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File attente — Yannick Mondelo / AFP

Les élus locaux de Guadeloupe ont demandé ce samedi « un report de la rentrée scolaire » qui doit se tenir début septembre, au vu de « la gravité de la situation sanitaire actuelle », liée à la propagation du variant Delta. Le président du conseil régional, Ary Chalus, du conseil départemental, Guy Losbar, et le président de l’association des maires, Jocelyn Sapotille, après « consultation de plusieurs acteurs de leurs communautés scolaires respectives », ont décidé « que le contexte sanitaire actuel ne permettait pas la tenue de la rentrée scolaire aux dates initialement envisagées par les services de l’Etat », c’est-à-dire la première semaine de septembre, écrivent-ils dans un communiqué.

Les élus « réaffirment leur attachement au retour des enfants » en milieu scolaire, mais, la « rentrée doit s’effectuer dans des conditions permettant de préserver la santé et la sécurité de tous », ajoute le texte. Les élus appellent « de leurs vœux une concertation approfondie avec les services de l’Etat, les autorités académiques et les représentants de la communauté scolaire », afin de décider d’une nouvelle rentrée et des modalités de sa mise en œuvre.

Plus tôt dans la semaine, la Fédération des associations de parents d’élèves de Guadeloupe a également envoyé un communiqué dans lequel étaient exprimées ses craintes et son opposition au « protocole et cadre de fonctionnement pour la rentrée » et à « la note du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale ». « Trop c’est trop », écrivent-ils. « Nous sommes contre toutes les formes d’obligation vaccinale liées au Covid-19 », « contre l’application du pass sanitaire », « contre les campagnes vaccinales en milieu scolaire […] et contre l’éviction systématique des élèves cas contacts non vaccinés ».

Les associations de parents d’élèves demandent également « davantage de moyens numériques et humains pour favoriser les apprentissages en effectif réduit », mais aussi une évaluation des « actions mises en place en milieu scolaire, comme la demi-jauge, la gestion de la demi-pension, etc. ».

En Guadeloupe, les deux dernières années scolaires ont été émaillées de très nombreuses fermetures d’écoles : d’abord en raison de la pandémie, mais également en raison des grèves multiples que le territoire a essuyées, occasionnant vandalisme et blocages.