Haute-Garonne : Un adolescent en colonie se noie dans un lac interdit à la baignade

DRAME Une sortie au lac de Barbazan, où la baignade est interdite, a été organisée jeudi par une colonie de vacances, mais un des adolescents partis se baigner n’est pas revenu

M.B. avec AFP
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Les pompiers de Haute-Garonne.
Les pompiers de Haute-Garonne. — FRED SCHEIBER/SIPA

Un adolescent de 15 ans s’est noyé  jeudi dans le lac de Barbazan, interdit à la baignade, près de Montréjeau (Haute-Garonne), au sud de Toulouse. Il participait à une sortie dans le cadre d’une colonie de vacances organisée par la mairie de Toulouse.

Au cours de cette sortie, une dizaine d’enfants sont restés dans l’eau pendant plusieurs heures. L’un d’entre eux manquant à l’appel, les secours ont été appelés. Ils ont rapidement retrouvé l’adolescent mais n’ont pas pu le réanimer.

Un grand panneau indique que la baignade y est interdite

Dans un communiqué, la municipalité de Toulouse évoque « un terrible accident » au cours « d’un séjour organisé par la mairie de Toulouse à Antichan de Frontignes. » « Malgré l’intervention rapide des secours et la mobilisation des équipes sur place, l’adolescent n’a pu être réanimé. A cette heure, les causes exactes du décès sont encore inconnues. Une enquête de la gendarmerie est en cours pour tenter de déterminer les causes de ce drame. »

Selon la maire de Barbazan, Michèle Stradère, « un grand panneau à l'entrée » du lac indique que la baignade y est interdite. Cette interdiction est également rappelée tout le long du lac par des petits panneaux qui sont malheureusement arrachés assez souvent, a précisé Michèle Stradère.

Tout en admettant que le groupe ait pu ne pas passer par l'entrée où se trouve le grand panneau, elle regrette qu'« une colonie de vacances ne se renseigne pas avant de faire se baigner des enfants dans un lac ». Elle affirme aussi n'avoir « nullement été informée » de la présence au lac de Barbazan de ces enfants qui séjournaient dans la commune voisine d'Antichan-de-Frontignes.

Une autopsie du corps doit avoir lieu dans les prochains jours, a indiqué le procureur de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), Christophe Amunzateguy. Une cellule de soutien psychologique a aussi été mise en place pour les jeunes présents, ajoute la ville de Toulouse.