Morlaix : Le conjoint de la femme de 18 ans retrouvée morte a reconnu l’avoir tuée

HOMICIDE CONJUGAL Placé en garde à vue, le mis en cause n’a pas su expliquer l’origine des violences

Camille Allain
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A Morlaix, le corps sans vie dune femme de 18 ans a été retrouvé le 17 août 2021, rue de Kerfraval.
A Morlaix, le corps sans vie dune femme de 18 ans a été retrouvé le 17 août 2021, rue de Kerfraval. — Google Maps / Street View

Son corps sans vie était allongé sur le dos. Caché sous une couverture, allongé sur le lit. Mardi en fin de matinée les policiers de Morlaix (Finistère) ont découvert le corps sans vie d’une femme de 18 ans dans la chambre d’un petit immeuble de la rue de Kerfraval. Le conjoint de cette dernière, qui partage l’appartement, est activement recherché mais est introuvable. L'homme de 32 ans se présente finalement en fin d’après-midi au commissariat. Placé en garde à vue, il reconnaît avoir tué sa jeune compagne. « Ses premières déclarations tendent à confirmer qu’il est à l’origine des violences qui ont conduit au décès. En revanche, ni les circonstances exactes, ni les motifs de ces violences n’ont à ce stade été clairement explicités », précise le procureur de la République de Brest Camille Miansoni.

D'après le site Actu17, le bébé de la victime se trouvait dans une chambre voisine. Il a été pris en charge par les secours. Pour l’heure, ni l’examen du corps par le médecin légiste ni l’autopsie n’ont permis de déterminer la cause précise de la mort. « L’examen a relevé plusieurs lésions, notamment au visage et au cou qui sont susceptibles d’avoir causé le décès. Des analyses complémentaires devront néanmoins être réalisées avant de déterminer la cause exacte du décès », ajoute le procureur.

Une garde à vue prolongée

Une enquête pour « meurtre par conjoint ou concubin » a été ouverte et confiée à la brigade de sûreté urbaine du commissariat de police de Morlaix. « Des techniciens en investigations criminelles ont procédé aux premières investigations de police technique et scientifique », ajoute le procureur dans un communiqué. Toujours en garde à vue, le suspect y restera au moins vingt-quatre heures, le temps pour les enquêteurs de faire la lumière sur les circonstances de l’homicide conjugal. Le mis en cause avait visiblement déjà été condamné à une peine de prison avec sursis pour des violences sur sa compagne.