Pass sanitaire : Enquête ouverte sur des pancartes considérées comme antisémites pendant la manifestation de samedi

JUSTICE Le préfet de police de Paris avait signalé à la justice des pancartes considérées comme antisémites

20 Minutes avec AFP
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Illustration de la manifestation contre le pass sanitaire le samedi 14 août à Toulouse.
Illustration de la manifestation contre le pass sanitaire le samedi 14 août à Toulouse. — FRED SCHEIBER/SIPA

Une enquête a été ouverte dimanche sur des pancartes brandies la veille lors de la manifestation parisienne contre le pass sanitaire que le préfet de police de Paris avait signalées à la justice comme antisémites, a-t-on appris auprès du parquet.

L’enquête vise le chef de « provocation publique à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée », a précisé le parquet de Paris.

Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP), a-t-il ajouté.

Des pancartes avec l’inscription « Qui ? »

A l’issue des défilés parisiens contre le pass sanitaire samedi, le préfet de police avait annoncé sur Twitter signaler à la justice des pancartes antisémites brandies par des manifestants. Le préfet avait agi en application de l’article 40 du code de procédure pénale, qui impose à toute autorité ayant connaissance d’un crime ou d’un délit de le signaler à la justice.

Sur la photo accompagnant le tweet, on distingue deux pancartes avec l’inscription « Qui ? ». Ce slogan antisémite est apparu à plusieurs reprises dans les cortèges anti-pass en France à la suite d’un entretien accordé en juin sur la chaîne CNEWS à un général à la retraite, Daniel Delawarde, signataire d’une tribune évoquant « le délitement » de la France publiée par l’hebdomadaire Valeurs actuelles.

A la question « qui contrôle la « meute médiatique » ? », il avait répondu « la communauté que vous connaissez bien », avant d’être coupé par le présentateur, Jean-Marc Morandini.

Une enseignante, ex-membre du Front national et ex-élue locale, qui avait manifesté samedi dernier à Metz avec ce slogan sur une pancarte, accompagné de noms de responsables politiques, hommes d’affaires et d’intellectuels pour la plupart juifs, sera jugée en septembre pour provocation à la haine raciale.