Prêtre tué en Vendée : Les obsèques seront diffusées vendredi sur écran géant et à la télévision

HOMICIDE La cérémonie religieuse en hommage au prêtre Olivier Maire aura lieu vendredi après-midi à Saint-Laurent-sur-Sèvre en Vendée

F.B. avec AFP
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Le ministre Gérald Darmanin, ici aux côtés de responsables religieux, à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée) le 9 août 2021.
Le ministre Gérald Darmanin, ici aux côtés de responsables religieux, à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée) le 9 août 2021. — S.Salom-Gomis/AFP

Les obsèques du père Olivier Maire, ce prêtre catholique tué lundi au sein de la congrégation des Missionnaires montfortains à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée) près de Cholet, auront lieu vendredi à 14h30. La cérémonie, qui se déroulera dans la basilique de la commune, sera célébrée « en privé en présence de la famille du père Olivier Maire, des membres de la congrégation des Montfortains et des officiels », indique le diocèse de Luçon.

Signe de l’émotion énorme qu’a suscité l’homicide dans la région, la mairie installera toutefois un écran géant à l’extérieur, sur le parvis de la basilique, pour diffuser en direct les obsèques et permettre aux « personnes qui le souhaiteraient de se recueillir ». La famille a donné son accord. Elle a aussi accepté que soit retransmise la cérémonie sur KTO TV, une chaîne de télévision nationale catholique. La chaîne locale TV Vendée annonce également qu’elle diffusera en direct les obsèques d’Olivier Maire.

Les églises sonneront à midi

Par ailleurs, l’évêque de Luçon a demandé à toutes les paroisses de Vendée que le glas soit sonné vendredi à midi. « Avec beaucoup de douleur, j’ai appris l’homicide du Père Maire », a dit le pape François, durant l’audience générale mercredi.

L’unique suspect de la mort du prêtre vendéen est un demandeur d’asile rwandais âgé de 40 ans. Cet homme, souffrant de troubles psychiques, avait déjà été mis en examen il y a un an pour l’incendie volontaire de la cathédrale de Nantes survenu le 18 juillet 2020. Depuis sa remise en liberté sous contrôle judiciaire en juin, il était accueilli au sein de la communauté religieuse des Montfortains. Le jour du crime, il s’est livré à la gendarmerie en passant aux aveux. Dans l’attente de pouvoir être réinterrogé, il estsoigné en hôpital psychiatrique.