Météo : Il fait beau et chaud sur la France, est-ce que ça va durer ?

NORMALES SAISONNIERES La canicule c’est jusqu’à dimanche. Après, les températures devraient à nouveau baisser, parfois à nouveau sous les normales

Rachel Garrat-Valcarcel
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A la plage du lac de Bordeaux, en juin.
A la plage du lac de Bordeaux, en juin. — MEHDI FEDOUACH / AFP
  • La France affronte son premier épisode de chaleur de l’été, cinq départements sont en vigilance orange canicule.
  • Cette vague de chaleur, surtout sur le sud de la France, va se poursuivre jusqu’à dimanche.
  • Ensuite, les températures devraient à nouveau baisser.

La chaleur et le soleil sont là. « Enfin », serait-on tenté de dire, après un début d’été plutôt en dessous des normales de saison et surtout très pluvieux. 20 Minutes a cherché à savoir auprès de Météo-France ce qu’il se passe et si l’été était enfin parti pour de bon, en ce milieu du mois d’août.

C’est quoi cette vague de chaleur sur la France ?

Depuis mercredi et jusqu’à dimanche la France affronte une vague de chaleur. Une canicule même sur le sud du pays. A tel point que depuis 16 heures ce jeudi, cinq départements sont en alerte orange canicule (Ardèche, Drôme, Var, Alpes-Maritimes, Alpes-de-Haute-Provence). Seize autres départements, tous dans le Sud-Est et sur le pourtour méditerranéen, sont en vigilance jaune. « Les températures seront encore autour de 21, 22 ou 23 degrés dans le secteur en fin de nuit dans les prochains jours », explique Frédéric Nathan, prévisionniste à Météo-France. Or, ce sont ces fortes températures la nuit qui empêchent le corps de se régénérer.

« Les températures sont montées à plus de 40 degrés hier dans le Sud-Est, et ça devrait rester très élevé jusqu’à dimanche, où il y aura une petite baisse déjà », annonce le prévisionniste. La journée la plus chaude ? Vendredi sur le sud-ouest et samedi sur le sud-est de la France. L’arrière-pays provençal devrait être particulièrement touché. Néanmoins, cet épisode de chaleur n’a rien d’exceptionnel, surtout comparé aux récentes canicules, comme en 2019, par exemple. « Mais à cause du réchauffement climatique, ce type d’épisodes est de plus en plus fréquent. »

Quelle est la cause de cette canicule ?

Depuis des semaines, une masse d’air chaude est bloquée sur l’Afrique du Nord et la Méditerranée. « L’anticyclone, qui se trouve sur la Sicile a favorisé une remontée de masse d’air chaud plus au nord », décrit Frédéric Nathan. La France, elle, se trouve au bord de cette masse d’air. Ces derniers jours d’ailleurs, le record européen de température a été battu en Sicile : la station de Syracuse a observé une température de 48,8 degrés. Un record cohérent avec ceux enregistrés en Afrique du Nord (à Tunis et Kairouan notamment) à cause de cette même masse d’air.

Peut-on néanmoins parler de dôme de chaleur, comme ce qui est arrivé sur le Canada et les Etats-Unis en début d’été ? Frédéric Nathan n’aime pas le terme, pas assez météorologique à son goût, mais il constate que les mêmes causes sont à l’œuvre. « Un anticyclone, dont des hautes pressions, se superpose à une masse d’air chaude, donc il y a une compression, comme dans une pompe à vélo, ce qui peut encore augmenter les températures », explique le prévisionniste de Météo-France.

Est-ce que la chaleur va perdurer ?

On a compris que la canicule sur le sud de la France allait se terminer dimanche, mais après ? Frédéric Nathan explique que les températures vont baisser : « Beaucoup sur la moitié nord et même revenir en dessous des moyennes de saison, moins sur la moitié sud avec des températures autour des 27 degrés en moyenne. » L’été n’est pas terminé, d’autres épisodes de canicule ne sont pas à exclure, même si le prévisionniste estime qu’il est trop tôt pour s’avancer.

Car la France fait figure d’exception cet été dans une Europe qui suffoque. Des records mensuels ont été battus dans plusieurs pays du sud-est de l’Europe, notamment la Bulgarie, la Grèce et la Turquie. Dans ces deux derniers pays, on va vu les conséquences de cette météo sur les incendies. La France n’a échappé à cette chaleur que grâce aux différentes « gouttes froides » qui sont venues se placer précisément au-dessus d’elle.